Israël d'abord est un parti fondé le 15 juillet 2026 par Sharren Haskel, ancienne députée de New Hope et vice-ministre des Affaires étrangères jusqu'à sa démission la veille, en protestation contre une loi gelant les arrestations des harédim réfractaires à la conscription.
Le parti défend une ligne sécuritaire maximaliste : désarmement du Hezbollah et du Hamas, déstabilisation du régime iranien, annulation des accords d'Oslo, rejet de tout État palestinien et expansion des implantations. Il prône également une conscription harédie universelle et sanctionnée.
Sur le plan économique, il défend une ligne libérale classique (marchés libres, pas de hausse d'impôts) et une réforme radicale de l'éducation par chèques éducation.
Il se positionne comme la voix d'électeurs de droite se sentant « politiquement orphelins » après la dissolution de New Hope.
Sur le plan institutionnelDétails Conscription avec sanctionsIsraël d'abord veut un service obligatoire pour tous, avec des sanctions pour ceux qui refusent.
En résumé
Sharren Haskel a quitté le gouvernement en juillet 2026 sur la . Israël d'abord veut gouverner sans les partis harédim ni les partis arabes.
Ce que propose Israël d'abord
Un service militaire ou civique pour tous.
Supprimer les aides et allocations des réfractaires.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Israël d'abord met en avant « une sécurité forte et la victoire sans compromis », et Sharren Haskel se dit « très faucon » sur la sécurité. Comme vice-ministre des Affaires étrangères, elle a défendu une action militaire forte et une politique qui n'attend pas l'accord de la communauté internationale.
Former deputy FM Haskel announces launch of new Israel First political party (Jerusalem Post) · 15 juil. 2026 · source ↗✕ Contre
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Israël d'abord refuse toute étape suivante à Gaza sans la destruction et le désarmement complet du Hamas, selon Sharren Haskel.
'Running to fix broken systems': Haskel defines Israel First as Pollard joins slate (Jerusalem Post / The Media Line) · 25 août 2026 · source ↗
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Sa position : Une action militaire contre les sites nucléaires iraniens
Sharren Haskel, cheffe d'Israël d'abord, défend la guerre contre l'Iran et dit qu'Israël s'y serait joint si les États-Unis l'avaient demandé ; le parti n'a pas publié de position détaillée sur le dossier nucléaire.
Israel's deputy FM Sharren Haskel bets on new right after breaking with Netanyahu (Al-Monitor) · 11 août 2026 · source ↗
Liste des candidats
Sources : N12/Midgam place ce parti sous le seuil électoral le 22 septembre 2026, seul institut parmi les 4 à l'avoir mesuré. Le détail complet par institut est disponible dans l'encart sondages de la fiche.
Israël d'abord est un parti fondé le 15 juillet 2026 par Sharren Haskel, ancienne députée de New Hope et vice-ministre des Affaires étrangères jusqu'à sa démission la veille, en protestation contre une loi gelant les arrestations des harédim réfractaires à la conscription.
Le parti défend une ligne sécuritaire maximaliste : désarmement du Hezbollah et du Hamas, déstabilisation du régime iranien, annulation des accords d'Oslo, rejet de tout État palestinien et expansion des implantations. Il prône également une conscription harédie universelle et sanctionnée.
Sur le plan économique, il défend une ligne libérale classique (marchés libres, pas de hausse d'impôts) et une réforme radicale de l'éducation par chèques éducation.
Il se positionne comme la voix d'électeurs de droite se sentant « politiquement orphelins » après la dissolution de New Hope.
Avant de voter
Ce qu'il faut savoir sur les positionsde ce parti avant de voter
Voter pour Israël d'abord, c'est voter pour un parti tout juste créé (15 juillet 2026) et jamais testé électoralement. Né d'une démission ministérielle unique plutôt que d'une base militante préexistante, il ne crédite encore d'aucun siège et son passage du seuil électoral le 27 octobre reste incertain.
Sur le plan sécuritaire :
Le programme est maximaliste et sans ambiguïté : désarmement complet du Hezbollah, destruction des capacités du Hamas, déstabilisation active du régime iranien, annulation officielle des accords d'Oslo et rejet de tout État palestinien.
Cette ligne ne propose aucune alternative diplomatique énoncée pour sortir de l'isolement international qu'elle implique.
Sur le plan de la conscription militaire :
Haskel porte un engagement personnel concret et documenté : démission du gouvernement le 14 juillet 2026 sur ce seul dossier, précédée en décembre 2025 d'une marche de protestation de 80 km de Kfar Saba à Jérusalem.
Le programme détaille un mécanisme de sanctions réelles (perte de prestations, d'aide au logement) pour les réfractaires et d'avantages pour ceux qui servent, une ligne qui exclut de fait toute alliance future avec les partis harédis.
Sur le plan économique :
Le parti défend le libéralisme classique et exclut toute hausse d'impôts, tout en promettant simultanément une réforme éducative par chèques éducation. Le financement de cette réforme n'est pas détaillé dans le programme officiel.
Sur le plan institutionnel :
Le parti mise sur des figures à forte charge symbolique plutôt que sur un appareil militant. Le soutien public de Jonathan Pollard, ancien espion condamné aux États-Unis, annoncé le 23 août 2026, illustre un positionnement identitaire fort mais potentiellement clivant, cohérent avec une stratégie de niche visant un électorat de droite déçu plutôt qu'un électorat large.
Positions clés
Sécurité et défense nationale
Israël d'abord refuse toute étape suivante à Gaza sans la destruction et le désarmement complet du Hamas, selon Sharren Haskel.
Conflit israélo-palestinien
Sharren Haskel s'oppose à un État palestinien : en 2018 elle jugeait la solution à deux États « morte », et comme vice-ministre en 2025 elle a défendu la ligne « pas d'État palestinien maintenant » et dénoncé les reconnaissances par la France et le Canada.
Service militaire et société harédie
Israël d'abord défend le service militaire universel et le recrutement des harédim ; Sharren Haskel a quitté le gouvernement pour protester contre la loi qui gelait les arrestations de réfractaires. Elle propose aussi des « yeshivot de frontière » et la suppression des aides pour ceux qui ne servent pas.
Identité juive et démocratique d’Israël
Israël d'abord veut un gouvernement sioniste large qui ne dépende ni des partis harédim ni des partis arabes, et exclut les partis « antisionistes » ; Sharren Haskel dit qu'Israël d'abord ne siégera probablement pas avec les partis arabes.
Économie, protection sociale et services publics
Israël d'abord défend une économie libérale : baisse des impôts, moins de réglementation et un budget de l'État plus petit et plus efficace, ce qui exclut une hausse des impôts. Sharren Haskel fait toutefois de l'éducation une priorité.
Territoires et implantations
Israël d'abord annonce qu'il travaillera à « renforcer l'implantation » ; Sharren Haskel est décrite comme favorable aux implantations, sans engagement chiffré sur leur extension.
Histoire
Le parti est fondé le 15 juillet 2026 par Sharren Haskel, ancienne députée de New Hope et alors ministre adjointe des Affaires étrangères, au lendemain de sa démission de ce poste.
Elle démissionne en protestation contre une loi gelant les arrestations des réfractaires harédim à la conscription, une mesure qu'elle juge moralement inacceptable envers les soldats de Tsahal en service pendant la guerre.
Elle se positionne comme la voix d'électeurs se sentant « politiquement orphelins », prônant une sécurité sans compromis, une économie libérale, l'excellence éducative, l'élargissement des libertés civiles et l'unité sioniste au gouvernement.
Jonathan Pollard a publiquement annoncé son soutien au parti le 23 août 2026.
Le 3 septembre 2026, le parti Aleh Yarok (Feuille verte), favorable à la légalisation du cannabis, rejoint Israël d'abord pour une candidature commune.
Programme actuel
✓Le parti porte un plan officiel de désarmement du Hezbollah et de destruction des capacités du Hamas, et revendique la déstabilisation du régime iranien.
✓Il revendique l'annulation officielle des accords d'Oslo et s'oppose à tout État palestinien.
✓Il propose une conscription harédie obligatoire, assortie de sanctions concrètes pour les réfractaires (perte de prestations sociales).
✓Il défend une ligne économique libérale classique : marchés libres, pas de hausse d'impôts.
✓Il propose une réforme radicale de l'éducation par chèques éducation.
Promesses et bilan
Haskel a démissionné de son poste de vice-ministre le 14 juillet 2026 pour protester contre la loi gelant les arrestations des harédim réfractaires à la conscription. Elle avait déjà effectué, en décembre 2025, une marche de protestation de 80 km de Kfar Saba à Jérusalem sur ce même dossier. Il s'agit d'un engagement concret et de longue date sur cette question. Le parti est trop récent pour un bilan gouvernemental plus large.
Liste des candidats (1)
1 femmes0 hommes
Positions documentées
Sécurité et défense nationale4 positions+
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Israël d'abord refuse toute étape suivante à Gaza sans la destruction et le désarmement complet du Hamas, selon Sharren Haskel.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Israël d'abord met en avant « une sécurité forte et la victoire sans compromis », et Sharren Haskel se dit « très faucon » sur la sécurité. Comme vice-ministre des Affaires étrangères, elle a défendu une action militaire forte et une politique qui n'attend pas l'accord de la communauté internationale.
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Sharren Haskel, cheffe d'Israël d'abord, défend la guerre contre l'Iran et dit qu'Israël s'y serait joint si les États-Unis l'avaient demandé ; le parti n'a pas publié de position détaillée sur le dossier nucléaire.
Israël devrait appliquer la aux personnes reconnues coupables d’attentats meurtriers.
Position déduite d'un vote de groupe : le 30 mars 2026, Tikva Hadasha (New Hope), dont Sharren Haskel était alors députée et vice-ministre, a voté pour la loi sur la peine de mort pour les terroristes. Le vote individuel de Sharren Haskel n'a pas été vérifié et Israël d'abord n'a pas pris position.
Position déduite : Israël d'abord exige la destruction du Hamas mais rejette l'annexion de Gaza et le départ de ses habitants proposés par Jonathan Pollard ; Sharren Haskel était vice-ministre d'un gouvernement opposé au retour de l'Autorité palestinienne. Le parti n'a pas précisé qui devrait gouverner Gaza.
Israël devrait accepter la création d’un État palestinien dans le cadre d’un accord de paix.
Sharren Haskel s'oppose à un État palestinien : en 2018 elle jugeait la solution à deux États « morte », et comme vice-ministre en 2025 elle a défendu la ligne « pas d'État palestinien maintenant » et dénoncé les reconnaissances par la France et le Canada.
Pour parvenir à un accord avec les Palestiniens, Israël devrait être prêt à céder une partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie.
Israël d'abord veut « renforcer l'implantation » et Sharren Haskel a soutenu en 2017-2018 l'application de la souveraineté sur la Judée-Samarie/Cisjordanie, ce qui exclut d'en céder une partie. Aucune déclaration récente ne porte directement sur un retrait.
Israël devrait laisser entrer davantage d’aide humanitaire à Gaza, même si une partie risque d’être détournée par le Hamas.
Position déduite : Sharren Haskel affirme que le Hamas détourne l'aide internationale vers la violence et a fondé en 2017 un groupe parlementaire pour réformer l'UNRWA. Israël d'abord n'a pas pris position sur le volume d'aide humanitaire à Gaza.
Les implantations existantes en Judée-Samarie/Cisjordanie devraient pouvoir s’étendre.
Israël d'abord annonce qu'il travaillera à « renforcer l'implantation » ; Sharren Haskel est décrite comme favorable aux implantations, sans engagement chiffré sur leur extension.
Sur quelle partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie Israël devrait-il appliquer sa souveraineté ?
Sharren Haskel a soutenu en 2017-2018, au Likoud, la motion pour appliquer la souveraineté israélienne en Judée-Samarie/Cisjordanie, qui visait les zones d'implantation. Israël d'abord n'a pas précisé l'étendue souhaitée : l'option est déduite.
Que devrait faire Israël au sujet du service des étudiants de yeshiva ?
Israël d'abord défend le service militaire universel et le recrutement des harédim ; Sharren Haskel a quitté le gouvernement pour protester contre la loi qui gelait les arrestations de réfractaires. Elle propose aussi des « yeshivot de frontière » et la suppression des aides pour ceux qui ne servent pas.
Israël devrait autoriser le mariage civil, en plus du mariage religieux.
Sharren Haskel, libérale classique, a soutenu la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, ce qui suppose un mariage civil ; Israël d'abord promet « l'élargissement des libertés civiles » mais n'a pas pris position récemment sur le mariage civil.
Une conversion au judaïsme réformée ou massorti, faite à l’étranger, devrait continuer à donner le droit de faire son .
Position déduite : en 2018, Sharren Haskel affirmait que les juifs réformés et massortis font partie du peuple juif. Israël d'abord ne s'est pas prononcé sur les conversions et la loi du retour.
Les transports publics devraient circuler le Chabbat là où les habitants le souhaitent.
Israël d'abord s'oppose au financement public généralisé des transports le Chabbat, mais veut laisser les autorités locales décider et des opérateurs privés exploiter des lignes rentables, avec un service ciblé vers les hôpitaux et les bases.
Identité juive et démocratique d’Israël2 positions+
Un parti arabe devrait pouvoir faire partie d’une gouvernementale.
Israël d'abord veut un gouvernement sioniste large qui ne dépende ni des partis harédim ni des partis arabes, et exclut les partis « antisionistes » ; Sharren Haskel dit qu'Israël d'abord ne siégera probablement pas avec les partis arabes.
Que faudrait-il faire de la loi « État-nation » de 2018 ?
Position déduite : Israël d'abord se présente comme un mouvement de droite qui « place la nation juive en premier », et Jonathan Pollard dit qu'il ne faut pas s'excuser qu'Israël soit un État juif. Le vote de Sharren Haskel sur la loi de 2018 n'a pas été vérifié.
Économie, protection sociale et services publics2 positions+
L’État devrait baisser les impôts, même si cela oblige à réduire certaines dépenses publiques.
Israël d'abord défend une économie libérale : baisse des impôts, moins de réglementation et un budget de l'État plus petit et plus efficace, ce qui exclut une hausse des impôts. Sharren Haskel fait toutefois de l'éducation une priorité.
Quelle serait la meilleure façon de faire baisser les prix en Israël ?
Position déduite : Israël d'abord défend une « économie libre », moins de réglementation et de bureaucratie, et Sharren Haskel se dit « libertarienne » en économie. Aucune déclaration précise sur les importations ou les monopoles n'a été trouvée.
Israël devrait créer une union civile ouverte aux couples de même sexe, avec les mêmes droits que les couples mariés.
Sharren Haskel a présidé le groupe LGBT de la et soutenu la légalisation du mariage homosexuel, mais elle a voté en 2016 contre plusieurs textes sur ces droits. Israël d'abord n'a pas pris de position récente sur l'union civile.
Les écoles harédies qui reçoivent de l’argent de l’État devraient être obligées d’enseigner les matières de base (maths, anglais, sciences), comme les autres écoles.
Position déduite : Israël d'abord veut que l'argent public aille à ceux qui servent et travaillent, et Sharren Haskel s'oppose au financement du secteur harédi sans contrepartie. Aucune déclaration sur les matières de base dans les écoles harédies n'a été trouvée.
Les écoles et les municipalités devraient avoir plus de liberté pour gérer leur budget, recruter leurs enseignants et organiser leur enseignement, au lieu que tout soit décidé par le ministère de l’Éducation.
Le plan de travail d'Israël d'abord prévoit des chèques éducation versés aux parents et une autonomie complète de gestion pour les écoles, selon Polimeter.
Israël est un pays riche, complexe et en constante évolution.
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