Réservistes-Économie est une fusion de dernière minute, annoncée le 6 septembre 2026, deux jours avant la clôture des listes, entre deux partis distincts.
Les Réservistes de Yoaz Hendel, fondé en 2025 autour de la conscription universelle sans exemption et sanctionné par la perte du droit de vote et d'avantages sociaux pour les réfractaires, fusionnent avec le Parti économique de Yaron Zelekha, centré sur la baisse du coût de la vie par la dérégulation et la lutte contre les monopoles.
Le parti combine une ligne sécuritaire dure (maintien du contrôle à Gaza et en Judée-Samarie/Cisjordanie, rejet d'un État palestinien) avec un agenda économique libéral et une réforme judiciaire modérée. Il se positionne comme un « troisième bloc », ni coalition ni opposition.
Sur le plan judiciaireDétails Dérogation à 72 députésRéservistes-Économie accepte une , mais seulement avec plus de 72 députés.7oct.Commission d'enquête indépendante ?Oui : nommée par la Cour suprême
En résumé
C'est bien plus exigeant que les versions du Likoud ou d'Otzma Yehoudit. La Cour suprême garderait le pouvoir d'annuler une loi. Réservistes-Économie veut aussi une commission d'enquête d'État indépendante sur le 7 octobre, dès la formation du gouvernement.
Ce que propose Réservistes-Économie
Une possible seulement avec plus de 72 députés sur 120.
Sur le plan institutionnelDétails Conscription pour tousRéservistes-Économie veut supprimer toutes les exemptions, pour les harédim comme pour les citoyens arabes.
En résumé
Réservistes-Économie exige une loi de avant la formation du gouvernement, avec de vraies sanctions pour les réfractaires.
Ce que propose Réservistes-Économie
Une conscription universelle, juifs et arabes.
Des sanctions : perte des avantages fiscaux, des aides au logement et à la garde d'enfants.
Sur le plan économiqueDétails Zéro droit de douaneRéservistes-Économie veut supprimer tous les droits de douane sur l'alimentation pour faire baisser les .
En résumé
Réservistes-Économie mise sur la concurrence plutôt que sur les aides directes pour lutter contre la .
Ce que propose Réservistes-Économie
Supprimer les droits de douane et les quotas d'importation sur l'alimentation.
Dissoudre les conseils de production du lait et des œufs.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Le Nouveau parti économique (Réservistes) réclame une doctrine de sécurité « plus offensive », et Yoaz Hendel a écrit en 2025 que renoncer à une frappe israélienne autonome contre l'Iran était le plus grand échec du gouvernement.
Yoaz Hendel says his 'Reservists' party wants government without Haredi, Arab factions (Times of Israel) · 20 nov. 2025 · source ↗✕ Contre
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Le Nouveau parti économique veut que Gaza ne soit plus une menace : Yoaz Hendel appelle à démanteler « toute trace » du Hamas, et Einat Wilf (numéro 3) estime qu'il faut aller au-delà du désarmement.
Hendel: Tropper alliance won't rule out Netanyahu, will prioritize Zionist principles (Jerusalem Post) · 23 juil. 2026 · source ↗
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Sa position : Une action militaire contre les sites nucléaires iraniens
Yoaz Hendel, chef du Nouveau parti économique, juge un accord avec l'Iran « mauvais » et estime qu'il faut détruire les installations nucléaires ; la liste n'a pas publié de position officielle sur l'Iran en 2026.
Israel elections 2026: What does Tropper and Hendel's Zionist Home–The Reservists stand for? (Jerusalem Post) · 11 août 2026 · source ↗
Sources : Fourchette calculée à partir de 4 instituts entre le 16 et le 19 octobre 2026. Maariv/Lazar Research, N13 et Kan 11/Kantar le placent à 4 sièges. N12/Midgam le place sous le seuil électoral. Le détail complet par institut est disponible dans l'encart sondages de la fiche.
Réservistes-Économie est une fusion de dernière minute, annoncée le 6 septembre 2026, deux jours avant la clôture des listes, entre deux partis distincts.
Les Réservistes de Yoaz Hendel, fondé en 2025 autour de la conscription universelle sans exemption et sanctionné par la perte du droit de vote et d'avantages sociaux pour les réfractaires, fusionnent avec le Parti économique de Yaron Zelekha, centré sur la baisse du coût de la vie par la dérégulation et la lutte contre les monopoles.
Le parti combine une ligne sécuritaire dure (maintien du contrôle à Gaza et en Judée-Samarie/Cisjordanie, rejet d'un État palestinien) avec un agenda économique libéral et une réforme judiciaire modérée. Il se positionne comme un « troisième bloc », ni coalition ni opposition.
Avant de voter
Ce qu'il faut savoir sur les positionsde ce parti avant de voter
Voter pour Réservistes-Économie, c'est voter pour un parti né d'une fusion de dernière minute et jamais testé électoralement sous cette forme. L'alliance initiale de Hendel avec Chili Tropper s'est défaite début septembre 2026 (Tropper rejoignant Yashar/Eisenkot), avant que Hendel ne s'allie dans l'urgence avec Zelekha. C'est une instabilité réelle à prendre en compte, pas seulement un programme à juger sur le papier.
Sur le plan du service militaire :
Le parti porte l'approche la plus universaliste du paysage : élimination des exemptions pour tous, harédim et citoyens arabes compris, avec des sanctions concrètes (perte du droit de vote et d'éligibilité, avantages fiscaux).
C'est une position nettement plus stricte que celle de la plupart des autres partis, qui négocient des exceptions pour leur propre électorat.
Sur le plan sécuritaire et territorial :
Hendel défend une ligne dure : maintien du contrôle sécuritaire à Gaza et en Judée-Samarie/Cisjordanie, rejet d'un État palestinien.
Il a personnellement proposé le transfert d'environ 1,5 million d'habitants de Gaza vers une « ville de tentes » hors de l'enclave. C'est une proposition individuelle, pas encore une position formelle du parti fusionné, mais qui donne la mesure de sa ligne.
Sur le plan économique :
Zelekha porte un programme de dérégulation plutôt que de subventions pour faire baisser le coût de la vie : suppression des tarifs douaniers sur l'alimentation, lutte contre les monopoles, baisse de la TVA et de l'impôt marginal sur le revenu.
C'est une théorie différente de celle des partis qui répondent à la vie chère par des aides directes.
Sur le plan judiciaire :
Le parti soutient une réforme judiciaire mesurée : une clause de dérogation à seuil très élevé (plus de 72 députés sur 120) pour passer outre une annulation de la Cour suprême.
C'est nettement plus restrictif que les versions portées par le Likoud ou Otzma Yehudit, le positionnant dans la frange modérée de la droite sur cet axe.
Positions clés
Conflit israélo-palestinien
La liste s'oppose à la création d'un État palestinien. Le 1er octobre 2026, Yoaz Hendel déclare, à propos de Yaïr Golan : « Il est pour un État palestinien, je suis contre. »
Territoires et implantations
La liste soutient l'implantation en Judée-Samarie/Cisjordanie, y compris les fermes. Le 1er octobre 2026, Yoaz Hendel déclare : « Je suis pour l'implantation en Judée-Samarie, je suis aussi pour le projet des fermes. »
Service militaire et société harédie
Le Nouveau parti économique exige une loi de service universel avant toute formation de gouvernement, avec des sanctions pour les réfractaires. Nuance entre les deux composantes : Yaron Zelekha accepte une exemption pour 500 à 800 vrais érudits de la Torah, alors que Yoaz Hendel parle de service « pour tous ».
Démocratie et institutions
Le Nouveau parti économique soutient une clause dérogatoire, mais seulement si plus de 72 députés votent pour rétablir la loi. Le Nouveau parti économique veut d'abord une sur la législation et un comité de nomination des juges plus équilibré.
Identité juive et démocratique d’Israël
La liste refuse d'entrer dans une avec des partis arabes ou harédis : le 13 octobre 2026, Yoaz Hendel déclare qu'il ne siégera ni avec les uns ni avec les autres, et Yaron Zelekha qu'il ne siégera pas dans un gouvernement incluant des partis arabes.
Économie, protection sociale et services publics
Yaron Zelekha, numéro 2 de la liste, promet de supprimer tous les droits de douane et quotas d'importation, d'empêcher les monopoles locaux de contrôler aussi l'importation et d'interdire les accords d'importation exclusifs.
Histoire
Le parti naît de la fusion, annoncée le 6 septembre 2026 (deux jours avant la clôture des listes), de deux formations distinctes.
Les Réservistes sont fondés le 18 septembre 2025 par Yoaz Hendel, commandant de réserve et ancien ministre des Communications, à partir d'un mouvement citoyen du même nom militant pour la conscription universelle et des sanctions renforcées contre les réfractaires. Le parti propose de conditionner droit de vote, permis de conduire, prestations sociales et voyages à l'accomplissement du service.
Le Parti économique est fondé le 30 décembre 2020 par Yaron Zelekha, économiste et ancien comptable général du ministère des Finances, sur un programme de réforme économique et de lutte contre la vie chère, la concentration des marchés et la corruption.
L'ex-députée Einat Wilf a rejoint la liste fusionnée, positionnée en 3e place. Le parti se positionne comme un « troisième bloc » entre coalition et opposition.
Programme actuel
✓Le parti défend une ligne sécuritaire dure : maintien d'une présence sécuritaire à Gaza et en Judée-Samarie/Cisjordanie, et rejet de tout État palestinien.
✓Il propose d'éliminer les exemptions de service national pour tous, y compris les harédim et les Arabes israéliens.
✓Il mène une réforme judiciaire modérée : comité de nomination « équilibré », clause de dérogation à seuil élevé (plus de 72 députés sur 120).
✓Il propose une baisse de la TVA et une dérégulation pour faire baisser le coût de la vie.
✓Il propose une réforme de l'éducation : classes plus petites, filières techniques et scientifiques renforcées.
Promesses et bilan
Le parti est issu d'une fusion très récente, deux jours avant la clôture des listes, et n'a jamais été testé électoralement sous cette forme. Il n'y a donc pas de bilan gouvernemental à évaluer.
Liste des candidats (19)
5 femmes14 hommes
Positions documentées
Sécurité et défense nationale3 positions+
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Le Nouveau parti économique (Réservistes) réclame une doctrine de sécurité « plus offensive », et Yoaz Hendel a écrit en 2025 que renoncer à une frappe israélienne autonome contre l'Iran était le plus grand échec du gouvernement.
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Le Nouveau parti économique veut que Gaza ne soit plus une menace : Yoaz Hendel appelle à démanteler « toute trace » du Hamas, et Einat Wilf (numéro 3) estime qu'il faut aller au-delà du désarmement.
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Yoaz Hendel, chef du Nouveau parti économique, juge un accord avec l'Iran « mauvais » et estime qu'il faut détruire les installations nucléaires ; la liste n'a pas publié de position officielle sur l'Iran en 2026.
Pour parvenir à un accord avec les Palestiniens, Israël devrait être prêt à céder une partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie.
Le Nouveau parti économique ne parle pas de cession territoriale, mais Yoaz Hendel refuse un État palestinien et veut qu'Israël contrôle les hauteurs de Judée-Samarie/Cisjordanie.
Israël devrait accepter la création d’un État palestinien dans le cadre d’un accord de paix.
La liste s'oppose à la création d'un État palestinien. Le 1er octobre 2026, Yoaz Hendel déclare, à propos de Yaïr Golan : « Il est pour un État palestinien, je suis contre. »
Position déduite : le Nouveau parti économique n'a pas de plan pour l'administration de Gaza. Yoaz Hendel veut garder le périmètre de sécurité et une présence israélienne « le jour d'après », tandis qu'Einat Wilf (numéro 3) propose d'adopter les principes du plan en 20 points du « Conseil de la paix », plus proche d'une transition internationale.
Israël devrait laisser entrer davantage d’aide humanitaire à Gaza, même si une partie risque d’être détournée par le Hamas.
En février 2025, Yoaz Hendel, chef du Nouveau parti économique, demandait d'arrêter l'eau, l'électricité et la nourriture vers Gaza, sauf dans des zones fermées et sécurisées sous contrôle israélien. Cette déclaration date de la guerre ; aucune position plus récente n'a été trouvée.
Les implantations existantes en Judée-Samarie/Cisjordanie devraient pouvoir s’étendre.
La liste soutient l'implantation en Judée-Samarie/Cisjordanie, y compris les fermes. Le 1er octobre 2026, Yoaz Hendel déclare : « Je suis pour l'implantation en Judée-Samarie, je suis aussi pour le projet des fermes. »
Sur quelle partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie Israël devrait-il appliquer sa souveraineté ?
Le Nouveau parti économique n'a pas de position récente sur la souveraineté ; en 2020, Yoaz Hendel soutenait la souveraineté sur la vallée du Jourdain et les grands blocs (Goush Etzion, Maalé Adoumim) dans le cadre du plan Trump. Valeur entre « vallée du Jourdain » et « ».
Que devrait faire Israël au sujet du service des étudiants de yeshiva ?
Le Nouveau parti économique exige une loi de service universel avant toute formation de gouvernement, avec des sanctions pour les réfractaires. Nuance entre les deux composantes : Yaron Zelekha accepte une exemption pour 500 à 800 vrais érudits de la Torah, alors que Yoaz Hendel parle de service « pour tous ».
Israël devrait autoriser le mariage civil, en plus du mariage religieux.
Yoaz Hendel, chef du Nouveau parti économique, voulait en 2021 et 2022 une alternative pour ceux qui ne peuvent pas se marier par le Grand-Rabbinat, de préférence une « alliance de couple », et souhaitait que l'État intervienne moins dans la religion.
La devrait-elle pouvoir annuler une loi votée par la ?
Le Nouveau parti économique soutient une clause dérogatoire, mais seulement si plus de 72 députés votent pour rétablir la loi. Le Nouveau parti économique veut d'abord une loi fondamentale sur la législation et un comité de nomination des juges plus équilibré.
L’enquête sur le 7 octobre devrait être confiée à une , dont les membres sont nommés par le président de la Cour suprême, plutôt qu’à une commission dont les membres sont choisis par la Knesset.
La liste soutient une commission d'enquête d'État sur le 7 octobre, nommée par la Cour suprême, « de préférence par le juge Sohlberg », avec une composition largement consensuelle, et affirme que les responsables doivent « rentrer chez eux ».
Identité juive et démocratique d’Israël1 position+
Un parti arabe devrait pouvoir faire partie d’une coalition gouvernementale.
La liste refuse d'entrer dans une coalition avec des partis arabes ou harédis : le 13 octobre 2026, Yoaz Hendel déclare qu'il ne siégera ni avec les uns ni avec les autres, et Yaron Zelekha qu'il ne siégera pas dans un gouvernement incluant des partis arabes.
Économie, protection sociale et services publics2 positions+
Quelle serait la meilleure façon de faire baisser les prix en Israël ?
Yaron Zelekha, numéro 2 de la liste, promet de supprimer tous les droits de douane et quotas d'importation, d'empêcher les monopoles locaux de contrôler aussi l'importation et d'interdire les accords d'importation exclusifs.
L’État devrait baisser les impôts, même si cela oblige à réduire certaines dépenses publiques.
La liste veut baisser les impôts. Yaron Zelekha propose de financer la baisse des impôts des petites entreprises, des consommateurs et des salariés par la suppression des avantages fiscaux des grandes entreprises, plutôt que par des coupes budgétaires.
Israël devrait créer une union civile ouverte aux couples de même sexe, avec les mêmes droits que les couples mariés.
En 2022, Yoaz Hendel, chef du Nouveau parti économique, voulait une « alliance de couple » ouverte aussi aux couples de même sexe, plutôt que le mariage ; il n'a pas précisé si les droits seraient identiques.
Israël devrait réduire progressivement l’aide militaire qu’il reçoit des États-Unis, pour être plus libre de ses choix.
Position déduite : le Nouveau parti économique n'a pas parlé de l'aide américaine ; Yoaz Hendel a écrit en 2025 qu'Israël ne doit dépendre d'aucune industrie de défense étrangère, « même pas des États-Unis ».
La durée au pouvoir d’un Premier ministre devrait être limitée par la loi, par exemple à huit ans.
Le programme de l'alliance Hendel-Tropper (août 2026, avant l'union avec Yaron Zelekha) prévoyait une loi limitant la durée du mandat du Premier ministre ; le Nouveau parti économique ne l'a pas répété depuis.
Les écoles harédies qui reçoivent de l’argent de l’État devraient être obligées d’enseigner les matières de base (maths, anglais, sciences), comme les autres écoles.
Le programme de Yoaz Hendel (août 2026, alliance avec Tropper) prévoit que l'État ne finance que les écoles qui enseignent les matières de base.
Les écoles et les municipalités devraient avoir plus de liberté pour gérer leur budget, recruter leurs enseignants et organiser leur enseignement, au lieu que tout soit décidé par le ministère de l’Éducation.
Le Nouveau parti économique veut réduire la bureaucratie du ministère de l'Éducation et donner plus d'autonomie aux directeurs d'école ; il ne parle pas des municipalités.
Israël est un pays riche, complexe et en constante évolution.
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