Bezalel Smotrich

Bezalel Smotrich

Ministre des Finances et chef du parti Sionisme religieux, Bezalel Smotrich pilote l'expansion des implantations en Judée Samarie / Cisjordanie, a proposé l'annexion d'environ 82% du territoire, et porte une ligne dure sur la guerre à Gaza et la réforme judiciaire.

Idéologie
Droite nationale-religieuse, sionisme religieux annexionniste
Fonction actuelle
Ministre des Finances ; président du parti Sionisme religieux
Né le
27 février 1980Haspin (plateau du Golan)

Ce qu'il faut retenir

  1. 01

    Ministre des Finances depuis janvier 2023, chef du parti Sionisme religieux.

  2. 02

    Détient depuis février 2023 une autorité déléguée sur l'Administration civile en Judée Samarie / Cisjordanie, qui pilote l'expansion des implantations.

  3. 03

    A obtenu l'approbation finale du projet E1 (environ 3 400 logements) en août 2025.

  4. 04

    A présenté en septembre 2025 une proposition d'annexion portant sur environ 82% de la Judée Samarie / Cisjordanie.

  5. 05

    Artisan de la réforme judiciaire de 2023 ; a relancé une nouvelle phase de réforme en septembre 2026 avec Simcha Rothman.

  6. 06

    A soutenu en mars 2026 la mise en suspens de la loi de conscription des harédim pour préserver l'unité de la coalition, avant que son parti ne vote en juillet 2026 pour en assouplir l'application.

  7. 07

    Conduit la liste commune Sionisme religieux-Zehut aux élections du 27 octobre 2026 ; a signé un accord d'excédents de voix avec le Likoud et dit viser le ministère de la Défense.

Sujets de controverse

  • En décembre 2025, il qualifie le président de la Cour suprême de « mégalomane violent et destructeur » et menace de « le faire tomber », propos condamnés par la magistrature et plusieurs responsables politiques.

  • En avril 2024, lors d'une fête de la Mimouna, ses propos sur « l'anéantissement total » de Gaza sont qualifiés d'appels au génocide par un éditorial de Haaretz.

  • Entre 2021 et 2023, plusieurs déclarations sur les Palestiniens et les partis arabes, dont « il n'y a pas de peuple palestinien » à Paris, provoquent des condamnations internationales.

  • Depuis février 2023, il détient une autorité déléguée sur l'Administration civile en Cisjordanie, jugée par des ONG comme une annexion de facto. Un recours contre cette délégation est rejeté en janvier 2026.

  • Sanctionné depuis juin 2025 par plusieurs pays occidentaux pour incitation à la violence, et visé par des interdictions d'entrée coordonnées, dont la France en juin 2026.

  • En 2026, il relève par décret le plafond d'exonération de TVA sur les importations, en défiant la Knesset, qui finit par annuler la mesure en juin 2026.

Né le 27 février 1980 à Haspin, sur le plateau du Golan, Bezalel Smotrich est avocat de formation (Ono Academic College) et a étudié en yeshiva (Merkaz HaRav Kook). Militant religieux-nationaliste dès le milieu des années 2000, il cofonde l'ONG Regavim. Il est arrêté en 2005 par le Shin Bet, en possession de 700 litres d'essence, sur des soupçons liés à l'opposition au désengagement de Gaza, et détenu trois semaines sans inculpation.

Élu à la Knesset en 2015, il devient ministre des Transports en 2019 puis ministre des Finances le 11 janvier 2023, avec en parallèle une autorité déléguée sur l'Administration civile en Judée Samarie / Cisjordanie à partir de février 2023 ; un recours contestant cette délégation a été rejeté par la Haute Cour de justice en janvier 2026.

Depuis 2023, il défend une ligne de guerre maximaliste à Gaza et s'oppose en octobre 2025 au plan de trêve porté par l'administration Trump. Il pilote une politique active d'expansion des implantations, avec l'approbation finale du projet E1 (environ 3 400 logements, août 2025) et une proposition d'annexion d'environ 82% de la Judée Samarie / Cisjordanie (septembre 2025). Il prône le démantèlement de l'Autorité palestinienne et l'abrogation des accords d'Oslo. Ses propos sur Gaza et sur l'identité palestinienne ont suscité plusieurs controverses majeures (détails dans « Controverses »).

Artisan de la réforme judiciaire de 2023, il relance en septembre 2026 avec Simcha Rothman un nouveau plan de réforme, après avoir qualifié en décembre 2025 le président de la Cour suprême de « mégalomane violent et destructeur », propos largement condamnés. Sur la conscription des harédim, il soutient la mise en suspens du projet de loi d'exemption en mars 2026 pour préserver l'unité de la coalition, tandis que son parti vote en juillet 2026 une disposition empêchant l'arrestation des harédim en défaut de conscription.

LA NEWSLETTER

Chaque semaine

Chaque semaine, nous vous aidons à y voir plus clair grâce à un décryptage accessible et rigoureux de l’actualité politique, diplomatique et sociale, des enjeux de sécurité et des grands débats qui façonnent le pays.

Confidentialité