Itamar Ben-Gvir

Itamar Ben-Gvir

Ancien avocat militant devenu ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir dirige Otzma Yehudit et défend une ligne sécuritaire très dure à Gaza, l'expansion des implantations et l'annexion de la Judée Samarie / Cisjordanie, ainsi qu'un contrôle politique accru sur le système judiciaire.

Idéologie
Droite radicale nationaliste-religieuse, héritière du mouvement kahaniste
Fonction actuelle
Ministre de la Sécurité nationale ; président du parti Otzma Yehudit
Né le
6 mai 1976Mevaseret Zion

Ce qu'il faut retenir

  1. 01

    Ministre de la Sécurité nationale depuis décembre 2022, poste nouvellement créé avec autorité sur la police en Judée Samarie / Cisjordanie.

  2. 02

    Chef du parti Otzma Yehudit ; ancien avocat militant, condamné en 2007 pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste.

  3. 03

    A démissionné du gouvernement en janvier 2025 pour protester contre l'accord de cessez-le-feu à Gaza, avant d'être réintégré en mars 2025.

  4. 04

    Porte la loi instaurant la peine de mort pour les auteurs d'attentats terroristes meurtriers, adoptée le 30 mars 2026.

  5. 05

    Prône l'application immédiate de la souveraineté israélienne en Judée Samarie / Cisjordanie et le démantèlement de l'Autorité palestinienne.

  6. 06

    A soutenu la réforme judiciaire de 2023 et s'oppose régulièrement à la procureure générale Gali Baharav-Miara.

Sujets de controverse

  • Dans un podcast avec l'ex-otage Rom Braslavski (15-16 août 2026), il déclare que des assassinats ciblés devraient être menés à Gaza, « en éliminant 30 à 40 personnes chaque nuit ». Visant des membres du Hamas et d'« autres ennemis d'Israël », il précise que cela ne devrait pas se limiter à ceux qui représentent une menace immédiate, et ajoute qu'« ils ne sont même pas des gens ». Ces propos sont largement condamnés.

  • Début septembre 2026, il dévoile « Disengagement 710 », un plan d'émigration volontaire des Gazaouis prévoyant 1,86 million de départs sur sept ans. Il est critiqué comme un déplacement forcé de population déguisé.

  • Ancien militant des mouvements Kach et Kahane Chai, interdits en Israël depuis 1994.

  • Le 20 mai 2026, il publie une vidéo tournée au port d'Ashdod où il nargue des militants de la flottille pour Gaza détenus, agenouillés et menottés, aux cris de « Bienvenue en Israël, c'est nous qui commandons ici ! ». Netanyahou le désavoue publiquement, jugeant son comportement « contraire aux valeurs et aux normes d'Israël ».

  • Depuis juin 2025, il est sanctionné par le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège pour incitation à la violence contre des Palestiniens, et interdit d'entrée dans plusieurs pays européens, dont certaines suites directes de la vidéo de la flottille.

  • En septembre 2026, il demande la disqualification électorale du parti Ra'am, qualifiant Mansour Abbas de « loup déguisé en agneau ».

  • Le 23 juillet 2026, il prie sur le mont du Temple, en rupture avec le statu quo, provoquant la condamnation de la Jordanie et du bureau du Premier ministre.

Né le 6 mai 1976 à Mevasseret Zion, Itamar Ben Gvir rejoint le mouvement Kach vers l'âge de 16-17 ans, peu avant son interdiction en Israël en 1994 avec Kahane Chai. Les deux mouvements sont interdits en Israël depuis 1994 ; ils sont classés organisations terroristes étrangères par les États-Unis de 1997 à 2022, et le Canada les classe toujours comme tels. En 1995, il apparaît à la télévision brandissant un ornement volé sur la voiture du Premier ministre Yitzhak Rabin, quelques semaines avant son assassinat. Avocat de formation (Ono Academic College), il défend des activistes juifs d'extrême droite avant d'entrer en politique ; il est poursuivi des dizaines de fois au cours de sa carrière et condamné à plusieurs reprises, notamment en 2007 pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste.

Élu à la Knesset en 2021 sur la liste commune Sionisme religieux/Otzma Yehudit, il devient le 29 décembre 2022 le premier ministre de la Sécurité nationale, poste nouvellement créé lui donnant autorité sur la police en Judée Samarie / Cisjordanie. Il démissionne du gouvernement le 19 janvier 2025 pour protester contre l'accord de cessez-le-feu avec le Hamas, qualifié de « victoire pour le terrorisme », avant d'être réintégré en mars 2025 après la reprise des frappes.

Il porte la loi instaurant la peine de mort pour les auteurs d'attentats terroristes meurtriers, adoptée le 30 mars 2026, et annonce en septembre 2025 vouloir appliquer immédiatement la souveraineté israélienne en Judée Samarie / Cisjordanie. En 2026, ses propos sur Gaza et un plan d'émigration de sa population suscitent une vive controverse internationale (détails dans « Controverses »), tandis que plusieurs pays lui imposent des sanctions ou des interdictions d'entrée sur leur territoire.

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