Aryeh Deri
Chef de Shas depuis les années 1980 et plusieurs fois ministre de l'Intérieur, Aryeh Deri a connu deux affaires judiciaires : une condamnation pour corruption en 1999 (peine de prison) et un accord de plaider-coupable pour fraude fiscale en 2022, qui a conduit la Cour suprême à invalider sa nomination ministérielle en janvier 2023.
- Idéologie
- Harédi-séfarade, conservateur religieux
- Fonction actuelle
- Président du parti Shas
- Né le
- 17 février 1959Meknès, Maroc
Ce qu'il faut retenir
- 01
Chef de Shas depuis les années 1980 ; premier ministre de l'Intérieur à 29 ans en 1988, plus jeune ministre de l'histoire d'Israël.
- 02
Condamné en 1999 pour corruption, fraude et abus de confiance ; purge 22 mois de prison avant une libération conditionnelle en 2002.
- 03
Retour politique en 2013, redevient ministre de l'Intérieur (2016-2021), puis ministre de la Santé et vice-Premier ministre (décembre 2022-janvier 2023).
- 04
Plaide coupable en janvier 2022 pour infractions fiscales ; la Cour suprême invalide sa nomination ministérielle le 18 janvier 2023.
- 05
N'a retrouvé aucun poste ministériel depuis ; mène la liste de Shas aux élections du 27 octobre 2026, après la démission des ministres du parti en juillet 2025 sur la conscription des harédim.
- 06
En octobre 2026, conditionne toute participation au gouvernement au vote préalable d'une loi régularisant le statut des étudiants de yeshiva ; accord d'excédents de voix avec le Judaïsme unifié de la Torah le 11 octobre.
Sujets de controverse
Condamné en 1999 pour corruption, il purge une peine de prison avant d'être libéré en 2002, avec une interdiction légale d'activité politique de plusieurs années.
Plaide coupable en 2022 pour des infractions fiscales et est condamné à une peine avec sursis.
Sa nomination ministérielle est annulée par la Cour suprême en janvier 2023, jugée « déraisonnable au possible ».
Les ministres de Shas quittent le gouvernement en juillet 2025 pour protester contre l'absence d'une loi d'exemption militaire des harédim. Deri reste au cabinet de sécurité et minimise la pression sur l'enrôlement en 2026.
Une publicité de campagne de Shas est retirée en août 2026 sur ordre du commissaire aux élections.
Né le 17 février 1959 à Meknès, au Maroc, Aryeh Deri immigre en Israël en 1968, à l'âge de neuf ans, et s'installe à Bat Yam. Il étudie dès l'âge de cinq ans à l'école Ozar Hatorah, puis à la yeshiva Porat Yosef (1973) et à la yeshiva de Hébron (1976, où il reçoit l'ordination rabbinique). Il participe à la fondation de Shas, devient secrétaire du Conseil des sages de la Torah du mouvement en 1984, puis secrétaire général du parti fin 1985.
Il est nommé ministre de l'Intérieur pour la première fois le 22 décembre 1988, à 29 ans, devenant alors le plus jeune ministre de l'histoire d'Israël ; il occupe ce poste avec des interruptions jusqu'en 1993. Condamné en 1999 pour corruption, fraude et abus de confiance, il est condamné en 2000 à trois ans de prison, qu'il purge en partie à la prison de Maasiyahou avant d'être libéré en conditionnelle en juillet 2002.
Il effectue son retour politique en 2013, devient ministre de l'Économie et du Développement du Néguev et de la Galilée (2015), puis ministre de l'Intérieur (2016-2021) et, en 2018, ministre des Services religieux. Il rejoint de nouveau le gouvernement en décembre 2022 comme ministre de l'Intérieur, ministre de la Santé et vice-Premier ministre. Le 25 janvier 2022, il avait plaidé coupable pour des infractions fiscales (évasion d'environ 534 000 shekels d'impôts), étant condamné le 1er février 2022 à une peine avec sursis d'un an et une amende de 180 000 shekels.
Le 18 janvier 2023, la Cour suprême juge, en invoquant la doctrine du « caractère raisonnable », que sa nomination ministérielle est « déraisonnable au possible » compte tenu de cette condamnation, et l'annule ; Netanyahou le démet de ses fonctions le 22 janvier 2023. Un projet de loi coalition visant à empêcher tout contrôle judiciaire des nominations ministérielles franchit une lecture préliminaire en février 2023, puis une première lecture le 20 mars, mais n'aboutit jamais : il reste bloqué en commission après la suspension de la réforme judiciaire fin mars 2023. Depuis, Deri n'a retrouvé aucun portefeuille ministériel ; il siège comme député et préside Shas.
En juillet 2025, les six ministres et le vice-ministre de Shas démissionnent du gouvernement pour protester contre l'absence d'une loi sur l'exemption de service militaire des harédim ; Deri, qui ne détient aucun poste ministériel, continue néanmoins de siéger au cabinet de sécurité en tant que député. À l'approche des élections du 27 octobre 2026, il mène la liste de Shas tout en défendant la position du parti sur la conscription des harédim (détails dans « Controverses »).
Né le 17 février 1959 à Meknès, au Maroc, Aryeh Deri immigre en Israël en 1968, à l'âge de neuf ans, et s'installe à Bat Yam. Il étudie dès l'âge de cinq ans à l'école Ozar Hatorah, puis à la yeshiva Porat Yosef (1973) et à la yeshiva de Hébron (1976, où il reçoit l'ordination rabbinique).
Aryeh Deri participe à la fondation de Shas, devient secrétaire du Conseil des sages de la Torah du mouvement en 1984, puis secrétaire général du parti fin 1985.
Aryeh Deri est nommé ministre de l'Intérieur pour la première fois le 22 décembre 1988, à 29 ans, devenant alors le plus jeune ministre de l'histoire d'Israël ; il occupe ce poste avec des interruptions jusqu'en 1993, y compris une période comme ministre sans portefeuille.
Condamné en 1999 pour corruption, fraude et abus de confiance (environ 155 000 dollars de pots-de-vin perçus alors qu'il était ministre), il est condamné en 2000 à trois ans de prison. Il en purge environ 22 mois à la prison de Maasiyahou avant d'être libéré en conditionnelle en juillet 2002, la commission des libérations conditionnelles lui interdisant alors toute activité politique pendant une période déterminée.
Aryeh Deri effectue son retour politique en 2013, devient ministre de l'Économie et du Développement du Néguev et de la Galilée (2015), puis ministre de l'Intérieur (2016-2021) et, en 2018, ministre des Services religieux. Il rejoint de nouveau le gouvernement en décembre 2022 comme ministre de l'Intérieur, ministre de la Santé et vice-Premier ministre.
Le 25 janvier 2022, il avait plaidé coupable pour des infractions fiscales, ayant sous-déclaré des ventes immobilières et omis de payer l'impôt sur environ 534 000 shekels de revenus perçus via le fonds d'investissement Green Ocean ; il est condamné le 1er février 2022 à une peine avec sursis d'un an et une amende de 180 000 shekels.
Le 18 janvier 2023, la Cour suprême juge, en invoquant la doctrine du « caractère raisonnable », que sa nomination ministérielle est « déraisonnable au possible » compte tenu de cette condamnation, et l'annule. Netanyahou le démet de ses fonctions le 22 janvier 2023. Un projet de loi de la coalition, surnommé dans la presse « loi Deri », visant à interdire tout contrôle judiciaire des nominations ministérielles, franchit une lecture préliminaire le 22 février 2023 (62 voix contre 53), puis une première lecture le 20 mars (63 voix contre 55), mais n'est jamais adopté en lecture définitive, restant bloqué en commission après la suspension de la réforme judiciaire fin mars 2023.
Depuis son limogeage de janvier 2023, Aryeh Deri n'a retrouvé aucun portefeuille ministériel ; il siège comme député et préside Shas. En juillet 2025, les six ministres et le vice-ministre du parti démissionnent du gouvernement pour protester contre l'absence d'une loi d'exemption de service militaire des harédim ; Deri continue néanmoins de siéger au cabinet de sécurité en tant que député.
En 2026, à l'approche des élections du 27 octobre, il minimise la pression sur l'enrôlement harédi (« l'armée sait s'en sortir », 3 septembre), accuse le chef d'état-major d'« ingérence électorale » (16 juillet) après son opposition à une loi empêchant l'arrestation des réfractaires, et menace d'une « révolte fiscale » harédie (1er juin) ; la Haute Cour suspend le 15 juillet l'application de cette loi. Le 23 août 2026, le commissaire aux élections ordonne à Shas de retirer une publicité de campagne mettant en scène un soldat harédi, jugée contraire aux règles électorales.
En 1999, Aryeh Deri est condamné pour corruption, fraude et abus de confiance, pour avoir perçu environ 155 000 dollars de pots-de-vin alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Condamné en 2000 à trois ans de prison, il en purge environ 22 mois à la prison de Maasiyahou avant d'être libéré en juillet 2002. Une disqualification légale de sept ans l'empêche alors de reprendre une activité politique.
Le 25 janvier 2022, il plaide coupable d'infractions fiscales, ayant sous-déclaré des ventes immobilières et omis de payer l'impôt sur environ 534 000 shekels de revenus perçus via le fonds d'investissement Green Ocean. Il est condamné le 1er février 2022 à une peine avec sursis d'un an et une amende de 180 000 shekels.
Le 18 janvier 2023, la Cour suprême juge sa nomination ministérielle « déraisonnable au possible » et l'annule. Il est démis de ses fonctions le 22 janvier. Un projet de loi de la coalition, surnommé dans la presse « loi Deri », vise à interdire tout contrôle judiciaire des nominations ministérielles. Il franchit une lecture préliminaire le 22 février 2023 (62 voix contre 53), puis une première lecture le 20 mars (63 voix contre 55), mais n'est jamais adopté en lecture définitive : il reste bloqué en commission après la suspension de la réforme judiciaire le 27 mars 2023.
Le 17 juillet 2025, les six ministres et le vice-ministre de Shas quittent le gouvernement pour protester contre l'absence d'une loi d'exemption de service militaire des harédim. Deri continue néanmoins de siéger au cabinet de sécurité en tant que député. En 2026, il minimise à plusieurs reprises la pression sur l'enrôlement harédi. Le 1er juin, il prévient que l'action du procureur général mènera à « une révolte fiscale » harédie. Le 16 juillet, il accuse le chef d'état-major Eyal Zamir d'« ingérence électorale » après son opposition à une loi empêchant l'arrestation des réfractaires. Le 15 juillet, la Haute Cour suspend l'application de cette loi, jugeant les arguments des requérants « substantiels ».
Le 23 août 2026, le commissaire aux élections ordonne à Shas de retirer une publicité de campagne montrant un soldat harédi de l'armée israélienne, jugée contraire aux règles électorales.