Le Likoud, dirigé par Benjamin Netanyahou, est le parti historique de la droite israélienne, porté par une identité nationale juive affirmée, une ligne sécuritaire ferme et le développement des implantations en Judée-Samarie/Cisjordanie.
Sur le plan sécuritaireDétails Pas de retrait de GazaLe Likoud refuse tout retrait de Gaza tant que le n'est pas désarmé.
En résumé
Le Likoud garde l'armée à Gaza et dans la zone de sécurité au sud du Liban tant que la menace n'a pas disparu. L'effort de guerre dure plus longtemps et coûte plus cher, en échange d'une sécurité jugée plus solide.
Ce que propose le Likoud
Pas de retrait de Gaza avant un désarmement complet et vérifié du .
Rester dans la zone de sécurité au sud du Liban tant que le menace Israël.
Ramener l'aide militaire américaine à zéro d'ici 2038, en développant une industrie de défense israélienne.
La peine de mort pour les auteurs d'attentats terroristes meurtriers, votée le 30 mars 2026 (62 voix contre 48).
Citation
« Israël n'accepte pas le document en 15 points. »
Benjamin Netanyahou, août 2026Traduit de l'anglais
Sur le plan judiciaireDétails Limiter la Cour suprêmeLe Likoud veut réduire le pouvoir qu'a la d'annuler des lois votées par la Knesset.7oct.Commission d'enquête indépendante ?Non : nommée par la Knesset
En résumé
Le Likoud poursuit la réforme judiciaire lancée en 2023. Le gouvernement aurait plus de marge pour appliquer son programme, avec moins de contrôle sur ses décisions. Pour le 7 octobre, le Likoud refuse une commission d'enquête d'État indépendante, dont les membres sont choisis par le président de la . Le Likoud veut une commission nommée par la Knesset.
Ce que propose le Likoud
Limiter le pouvoir de la Cour suprême d'annuler des lois votées par la Knesset.
Une qui permettrait à la Knesset de passer outre une décision de la Cour.
De nouveaux projets de loi sur la nomination des juges et le rôle du .
Sur le plan religieuxDétails Garder le statu quo religieuxLe Likoud maintient le : pas de , pas de transports publics le chabbat.
En résumé
Le Likoud garde les règles actuelles sur la religion dans la vie publique. Le Likoud dépend des partis pour gouverner, et le budget 2026 augmente le financement des institutions religieuses.
Ce que propose le Likoud
Pas de .
Pas de transports publics le chabbat.
Le maintien du financement des institutions religieuses.
Citation
« Le statu quo sera préservé sur les questions de religion et d'État. »
Accords de coalition du Likoud, décembre 2022Traduit de l'anglais
Sur le plan territorialDétails Non à un État palestinienLe Likoud refuse un et veut continuer à construire en .
En résumé
Le Likoud refuse tout , même si cela bloque une normalisation avec l'Arabie saoudite. Le Likoud veut continuer à construire des implantations, malgré les pressions internationales.
Ce que propose le Likoud
Aucun État palestinien, ni reconnaissance unilatérale.
Sur le plan diplomatiqueDétails Plus d'accords d'AbrahamLe Likoud veut de nouveaux accords avec des pays arabes, sans céder sur l'État palestinien.
En résumé
Le Likoud veut une normalisation avec l'Arabie saoudite, mais refuse de la payer par un État palestinien. Le Likoud mise sur les États-Unis et se montre méfiant envers l'Europe.
Ce que propose le Likoud
Élargir les à d'autres pays, dont l'Arabie saoudite.
S'appuyer d'abord sur l'alliance avec les États-Unis.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Le Likoud, par la voix de Benjamin Netanyahou, affirme qu'Israël exercera son droit à l'autodéfense « chaque fois que nécessaire » et qu'il « finira le travail seul » si besoin. Benjamin Netanyahou a lancé les frappes contre l'Iran en juin 2025 et en février 2026.
Netanyahu says Israel will strike Iran 'whenever necessary' after Trump's 'I call the shots' remark (The Hill) · 8 juin 2026 · source ↗✕ Contre
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Le Likoud a accepté le cessez-le-feu d'octobre 2025 du plan Trump, mais Benjamin Netanyahou répète que la guerre ne prendra fin qu'avec le désarmement du Hamas. Le 13 octobre 2026, il déclare que son plan pour Gaza consiste à « éliminer le Hamas ».
Times of Israel, interview de Benjamin Netanyahou à Canal 14 · 13 oct. 2026 · source ↗
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Sa position : Une action militaire contre les sites nucléaires iraniens
Le Likoud privilégie l'action militaire : Benjamin Netanyahou a mené les frappes de juin 2025 et l'opération « Roaring Lion » de février 2026 contre le programme nucléaire iranien. À l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2026, il qualifie l'attaque contre l'Iran de « l'une des décisions les plus faciles » qu'il ait prises.
AP, discours de Benjamin Netanyahou à l'ONU · 24 sept. 2026 · source ↗
Sources : Fourchette calculée à partir de 4 instituts entre le 16 et le 19 octobre 2026. N12/Midgam, Maariv/Lazar Research, N13 et Kan 11/Kantar. Le détail complet par institut est disponible dans l'encart sondages de la fiche.
Le Likoud, dirigé par Benjamin Netanyahou, est le parti historique de la droite israélienne, porté par une identité nationale juive affirmée, une ligne sécuritaire ferme et le développement des implantations en Judée-Samarie/Cisjordanie.
Avant de voter
Ce qu'il faut savoir sur les positionsde ce parti avant de voter
Voter Likoud, c'est voter la continuité : aucune rupture n'est annoncée avec la politique menée depuis décembre 2022, que ce soit sur la guerre, la justice ou la religion.
Sur le plan sécuritaire :
Pas de retrait de Gaza tant que le Hamas ne sera pas désarmé, ce qui prolonge la durée de l'effort de guerre et son coût humain et budgétaire, en échange d'un niveau de sécurité jugé plus solide qu'un retrait rapide.
Maintien de la présence militaire dans la zone de sécurité au sud-Liban tant que la menace du Hezbollah n'aura pas cessé, ainsi qu'un objectif, dans le cadre de discussions devant démarrer avec Washington, de ramener à zéro d'ici 2038 l'aide militaire américaine actuelle (environ 38 milliards de dollars sur la période 2019-2028), le budget de défense israélien (144 milliards de shekels, 177 milliards demandés) devant combler l'écart.
Sur le plan institutionnel et judiciaire :
Une réduction du pouvoir de la Cour suprême d'annuler des lois votées par la coalition au pouvoir, ce qui donne au gouvernement plus de latitude pour appliquer son programme, au prix d'un contrôle réduit sur l'action de la coalition au pouvoir.
Une commission d'enquête sur le 7 octobre composée par la coalition plutôt que par une instance indépendante.
L'instauration, votée le 30 mars 2026 (62 voix contre 48), d'une peine de mort obligatoire (hors exception judiciaire restreinte à des « circonstances spéciales ») pour les auteurs d'attentats terroristes meurtriers, sans droit d'appel et avec exécution sous 90 jours. Dans les faits, cette loi ne s'applique qu'aux Palestiniens jugés par les tribunaux militaires.
Sur le plan économique et social :
Une baisse d'impôt sur le revenu inscrite au budget, sans réforme structurelle annoncée du coût de la vie.
Maintien du statu quo religieux (pas de mariage civil, transports à l'arrêt le Chabbat) et du statu quo sur les droits LGBT (pas d'union civile de même sexe), dans un contexte de dépendance de coalition aux partis harédis pour gouverner.
Sur le plan diplomatique :
Le refus total de reconnaissance d'un État palestinien est maintenu. Un élargissement des accords d'Abraham à d'autres pays de la région est recherché, mais sans concession sur ce refus, ce qui pourrait exclure l'Arabie saoudite, qui conditionne sa propre adhésion à une avancée sur la question palestinienne.
Le gouvernement affiche une proximité forte avec les États-Unis, présentés comme partenaire à l'avant-garde du monde libre, et une défiance envers l'Europe, jugée en perte de repères sur ses propres valeurs, tout en acceptant des tensions ponctuelles avec Washington, notamment sur la conduite d'opérations militaires unilatérales, dans une recherche d'autonomie stratégique à long terme.
Positions clés
Sécurité et défense nationale
Le Likoud, par la voix de Benjamin Netanyahou, affirme qu'Israël exercera son droit à l'autodéfense « chaque fois que nécessaire » et qu'il « finira le travail seul » si besoin. Benjamin Netanyahou a lancé les frappes contre l'Iran en juin 2025 et en février 2026.
Conflit israélo-palestinien
Le Likoud rejette la création d'un État palestinien. Le 13 octobre 2026, Benjamin Netanyahou déclare qu'un tel État ne verra pas le jour tant qu'il reste au pouvoir et accuse ses adversaires de vouloir le créer.
Territoires et implantations
Le Likoud soutient l'extension des implantations : Benjamin Netanyahou a signé le plan E1 près de Maalé Adoumim et promet de continuer à créer des localités en Judée-Samarie/Cisjordanie malgré les pressions internationales.
Démocratie et institutions
Le Likoud refuse une nommée par le président de la . Benjamin Netanyahou juge le système judiciaire partial et le député Likoud Ariel Kallner a porté une loi créant une commission nommée à parts égales par la et l'opposition.
Identité juive et démocratique d’Israël
Le Likoud fait campagne en 2026 contre un gouvernement qui dépendrait des partis arabes et a demandé l'exclusion de Ra'am et de la Liste unifiée des élections. En 2021, le Likoud avait pourtant envisagé un soutien de Ra'am, que Benjamin Netanyahou avait refusé sous forme de partenariat.
Politique étrangère
Le Likoud, par Benjamin Netanyahou, veut ramener à zéro l'aide militaire américaine en une dizaine d'années, et commencer dès maintenant.
Histoire
Fondé en 1973 comme alliance électorale de plusieurs partis de droite (dont le Herout de Menahem Begin), le Likoud s'unifie ensuite en parti unique. Il accède au pouvoir pour la première fois en 1977, mettant fin à près de trente ans de domination travailliste ininterrompue. Ce basculement marque un tournant majeur dans l'histoire politique israélienne. Depuis, le Likoud reste la principale force de la droite israélienne. Le Likoud et New Hope (Gideon Sa'ar) ont signé un accord de fusion en mars 2025, approuvé par le comité central du Likoud en août 2025 ; la dissolution effective de New Hope dans le Likoud ne prend cependant effet qu'aux élections de 2026. Ses primaires internes se sont achevées le 17 août 2026 (76 068 adhérents ont voté, 53,5 % de participation ; Eli Cohen a remporté la première place élue avec plus de 46 000 voix). Le comité central a donné à Netanyahou le pouvoir de désigner huit des trente premières places (3, 5, 9, 11, 15, 18, 26, 29).
Programme actuel
✓Le parti défend une ligne sécuritaire ferme : dissuasion prioritaire, exigence d'un désarmement « authentique et non fictif » du Hamas avant tout retrait de Gaza, et rejet du plan en 15 points du Board of Peace de Trump tant que ce désarmement n'est pas vérifié.
✓Il maintient un contrôle sécuritaire israélien indéfini sur tout le territoire à l'ouest du Jourdain (Gaza et Cisjordanie) et rejette toute implication de l'Autorité palestinienne dans l'administration de Gaza.
✓Il s'oppose fermement à un État palestinien et à toute reconnaissance unilatérale, y compris au prix des relations avec l'Arabie saoudite.
✓Il poursuit l'expansion des implantations en Cisjordanie et applique de facto la souveraineté en zone C.
✓Il poursuit la réforme judiciaire : limitation du pouvoir de la Cour suprême, clause de dérogation, commission d'enquête sur le 7 octobre contrôlée par la coalition plutôt qu'indépendante.
✓Il affiche un objectif d'indépendance militaire vis-à-vis des États-Unis d'ici 2038, tout en maintenant dans les faits une coordination étroite avec Washington.
✓Il a inscrit une baisse des impôts sur le revenu au budget 2026.
✓Il maintient le statu quo religieux (mariage civil, transports le Chabbat) et a inclus des centaines de millions de shekels pour les institutions religieuses/harédies au budget 2026.
✓Il a fait voter, le 30 mars 2026 (62 voix contre 48), une loi instaurant une peine de mort obligatoire pour les auteurs d'attentats terroristes meurtriers. En pratique, cette loi ne s'applique qu'aux Palestiniens jugés par les tribunaux militaires.
Promesses et bilan
Netanyahou est au pouvoir de façon quasi continue depuis 2009 (avec une interruption en 2021-2022) et actuellement depuis décembre 2022 ; il totalise près de 19 années cumulées à la tête du gouvernement.
Netanyahou a dirigé la campagne militaire contre l'Iran en 2026 et fait voter le budget 2026, le plus important de l'histoire d'Israël, avec un budget défense record (environ 45,8 milliards $) financé par des coupes dans les budgets civils.
Sur la conscription harédie, un écart notable existe entre promesse et mise en œuvre : la loi de coalition soutenue par Netanyahou est présentée comme une hausse de l'enrôlement, mais selon l'état-major de Tsahal et le procureur général, elle maintient en pratique le statu quo des exemptions pour les étudiants de yeshiva à temps plein.
Netanyahou a porté la Loi fondamentale « État-nation » (2018), toujours en vigueur, qui a notamment rétrogradé l'arabe du statut de langue officielle.
Netanyahou a été le fer de lance de la loi interdisant tout contact avec l'UNRWA sur le territoire israélien (2024).
Netanyahou a mené la réforme judiciaire de 2023, poursuivie en 2025-2026.
Liste des candidats (39)
7 femmes32 hommes
Positions documentées
Sécurité et défense nationale4 positions+
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Le Likoud privilégie l'action militaire : Benjamin Netanyahou a mené les frappes de juin 2025 et l'opération « Roaring Lion » de février 2026 contre le programme nucléaire iranien. À l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2026, il qualifie l'attaque contre l'Iran de « l'une des décisions les plus faciles » qu'il ait prises.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Le Likoud, par la voix de Benjamin Netanyahou, affirme qu'Israël exercera son droit à l'autodéfense « chaque fois que nécessaire » et qu'il « finira le travail seul » si besoin. Benjamin Netanyahou a lancé les frappes contre l'Iran en juin 2025 et en février 2026.
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Le Likoud a accepté le cessez-le-feu d'octobre 2025 du plan Trump, mais Benjamin Netanyahou répète que la guerre ne prendra fin qu'avec le désarmement du Hamas. Le 13 octobre 2026, il déclare que son plan pour Gaza consiste à « éliminer le Hamas ».
Israël devrait appliquer la aux personnes reconnues coupables d’attentats meurtriers.
Le Likoud a voté pour la loi du 30 mars 2026 sur la peine de mort pour les terroristes. Benjamin Netanyahou a obtenu que le texte laisse aux juges la possibilité de prononcer la perpétuité à la place.
Le Likoud veut qu'Israël garde le contrôle de la sécurité à Gaza, sans rôle pour le Hamas ni pour l'Autorité palestinienne, avec une administration civile non hostile. Benjamin Netanyahou a toutefois accepté le plan Trump (Conseil de la paix, comité palestinien de technocrates), tout en contestant sa composition, ce qui le place un peu en deçà de l'option.
Pour parvenir à un accord avec les Palestiniens, Israël devrait être prêt à céder une partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie.
Le Likoud refuse de céder des territoires de Judée-Samarie/Cisjordanie : Benjamin Netanyahou déclare que « cet endroit nous appartient » et qu'aucun territoire ne sera cédé.
Israël devrait laisser entrer davantage d’aide humanitaire à Gaza, même si une partie risque d’être détournée par le Hamas.
Le Likoud accepte une aide humanitaire « de base » pour éviter la famine et préserver le soutien des alliés, mais Benjamin Netanyahou insiste sur des mécanismes de distribution contrôlés pour que le Hamas ne s'en empare pas.
Israël devrait accepter la création d’un État palestinien dans le cadre d’un accord de paix.
Le Likoud rejette la création d'un État palestinien. Le 13 octobre 2026, Benjamin Netanyahou déclare qu'un tel État ne verra pas le jour tant qu'il reste au pouvoir et accuse ses adversaires de vouloir le créer.
Les implantations existantes en Judée-Samarie/Cisjordanie devraient pouvoir s’étendre.
Le Likoud soutient l'extension des implantations : Benjamin Netanyahou a signé le plan E1 près de Maalé Adoumim et promet de continuer à créer des localités en Judée-Samarie/Cisjordanie malgré les pressions internationales.
Sur quelle partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie Israël devrait-il appliquer sa souveraineté ?
Le Likoud a voté en 2017 pour la souveraineté sur les implantations et Benjamin Netanyahou a porté en 2020 un projet de souveraineté sur la vallée du Jourdain et les implantations. En octobre 2025, le Likoud a boycotté les projets de loi de souveraineté, jugeant qu'elle doit avancer avec le gouvernement et en accord avec les États-Unis.
Que devrait faire Israël au sujet du service des étudiants de yeshiva ?
Le projet de loi porté par Boaz Bismuth (Likoud), relancé par Benjamin Netanyahou en mars 2026, fixe des objectifs annuels de recrutement harédi avec des sanctions progressives, mais sans obligation égale pour tous et avec une marge de tolérance, ce qui le situe un peu en deçà de l'option.
Israël devrait autoriser le mariage civil, en plus du mariage religieux.
Position déduite : le Likoud défend le entre religion et État et gouverne avec les partis harédis, ce qui exclut en pratique le mariage civil. Aucune déclaration récente du Likoud sur ce sujet précis n'a été trouvée.
Les transports publics devraient circuler le Chabbat là où les habitants le souhaitent.
Position déduite : le Likoud soutient le statu quo religieux, qui interdit les transports publics le Chabbat, et gouverne avec les partis harédis. Aucune déclaration récente du Likoud sur ce sujet précis n'a été trouvée.
L’État devrait continuer à financer les institutions et services religieux comme il le fait aujourd’hui.
Position déduite : le Likoud défend le statu quo religieux et ses gouvernements ont maintenu le financement des institutions religieuses. Aucune déclaration récente du Likoud sur ce sujet précis n'a été trouvée.
La Cour suprême devrait-elle pouvoir annuler une loi votée par la ?
Le Likoud veut limiter le pouvoir de la Cour suprême d'annuler des lois : le plan de Yariv Levin prévoit qu'une loi ne puisse être annulée qu'à une large majorité de juges et que la Knesset puisse la rétablir par 61 voix (clause dérogatoire). Le 13 octobre 2026, Benjamin Netanyahou dénonce une « dictature du système judiciaire ».
L’enquête sur le 7 octobre devrait être confiée à une commission d’enquête d’État, dont les membres sont nommés par le président de la Cour suprême, plutôt qu’à une commission dont les membres sont choisis par la Knesset.
Le Likoud refuse une commission d'enquête d'État nommée par le président de la Cour suprême. Benjamin Netanyahou juge le système judiciaire partial et le député Likoud Ariel Kallner a porté une loi créant une commission nommée à parts égales par la coalition et l'opposition.
Un parti arabe devrait pouvoir faire partie d’une coalition gouvernementale.
Le Likoud fait campagne en 2026 contre un gouvernement qui dépendrait des partis arabes et a demandé l'exclusion de Ra'am et de la Liste unifiée des élections. En 2021, le Likoud avait pourtant envisagé un soutien de Ra'am, que Benjamin Netanyahou avait refusé sous forme de partenariat.
Économie, protection sociale et services publics2 positions+
L’État devrait baisser les impôts, même si cela oblige à réduire certaines dépenses publiques.
Position déduite : le Likoud défend une ligne de libre marché et de baisse des dépenses publiques. Son gouvernement a pourtant augmenté la TVA en 2025 pour financer la guerre. Aucune déclaration récente du Likoud sur ce sujet précis n'a été trouvée.
Quelle serait la meilleure façon de faire baisser les prix en Israël ?
Le Likoud, par le ministre de l'Économie Nir Barkat, a porté la réforme « Ce qui est bon pour l'Europe est bon pour Israël », qui facilite les importations, ainsi qu'un projet de « loi de démantèlement des monopoles ». Sa position se situe entre l'ouverture aux importations et la lutte contre les monopoles.
Israël devrait créer une union civile ouverte aux couples de même sexe, avec les mêmes droits que les couples mariés.
Le Likoud a voté contre le projet d'union civile pour les couples de même sexe en 2018, par discipline de coalition, même si certains de ses députés s'y disaient favorables et si le parti compte une aile LGBT.
Les services publics financés par l’État devraient pouvoir proposer des espaces séparés pour les hommes et les femmes quand une communauté le demande.
Le Likoud a accepté, dans ses accords de coalition avec Judaïsme unifié de la Torah (2019 puis 2022), de légaliser les événements et services publics séparés entre hommes et femmes, tout en affirmant vouloir adoucir ces demandes.
La durée au pouvoir d’un Premier ministre devrait être limitée par la loi, par exemple à huit ans.
Le Likoud s'oppose à la limitation de la durée au pouvoir du Premier ministre : en 2021, le Likoud a qualifié le projet de loi de « clairement antidémocratique » et Benjamin Netanyahou a estimé que c'est au public de choisir ses dirigeants.
Les écoles harédies qui reçoivent de l’argent de l’État devraient être obligées d’enseigner les matières de base (maths, anglais, sciences), comme les autres écoles.
Le Likoud s'est engagé dans l'accord de coalition de 2022 à préserver l'indépendance et le budget des écoles harédies et à prolonger l'exemption de matières de base (anglais, mathématiques) pour certaines institutions.
Israël est un pays riche, complexe et en constante évolution.
Chaque semaine, nous vous aidons à y voir plus clair grâce à un décryptage accessible et rigoureux de l’actualité politique, diplomatique et sociale, des enjeux de sécurité et des grands débats qui façonnent le pays.