Benjamin Netanyahou
Benjamin Netanyahou est Premier ministre d'Israël depuis décembre 2022. Il a occupé cette fonction pendant environ 19 ans au total, plus longtemps que tout autre dirigeant du pays. Il préside le Likoud depuis 2005, après l'avoir déjà dirigé de 1993 à 1999.
- Idéologie
- Droite nationaliste-conservatrice
- Fonction actuelle
- Premier ministre ; président du Likoud
- Né le
- 21 octobre 1949Tel-Aviv
Ce qu'il faut retenir
- 01
Il a exercé la fonction de Premier ministre plus longtemps que tout autre dirigeant d'Israël, environ 19 ans au total. Il préside le Likoud depuis 2005, après l'avoir déjà dirigé de 1993 à 1999.
- 02
Il a signé les accords d'Abraham en 2020, normalisant les relations d'Israël avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc. Le Soudan s'y est aussi joint, sans que la normalisation n'ait encore été mise en œuvre. La guerre civile qui touche le pays depuis 2023 a gelé le processus.
- 03
Il dirige le pays pendant la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, la guerre contre le Hezbollah au Liban, et deux campagnes militaires contre l'Iran en 2025 et 2026.
- 04
Il se présente à l'élection du 27 octobre 2026 à la tête du Likoud.
Sujets de controverse
Il est jugé dans un procès qui porte sur 3 affaires, pour corruption, fraude et abus de confiance. Il conteste les accusations. À deux reprises, en juin 2023 puis en juin 2026, les juges ont recommandé à l'accusation d'abandonner le chef de corruption de l'affaire 4000, les chefs d'abus de confiance restant maintenus. L'accusation avait refusé en 2023.
Son gouvernement a porté en 2023 une réforme judiciaire fortement contestée, qui a provoqué une crise politique majeure.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre lui pour crimes de guerre. Israël, qui n'est pas partie au Statut de Rome, conteste la compétence de la Cour.
Il fait face à de vives critiques sur les défaillances sécuritaires du 7 octobre 2023 et sur la conduite des négociations pour les otages.
Jeunesse, armée et études
Né le 21 octobre 1949 à Tel-Aviv, Benjamin Netanyahou grandit en partie à Jérusalem et en Pennsylvanie (États-Unis).
Il sert dans Tsahal de 1967 à 1972 comme capitaine au sein de l'unité d'élite Sayeret Matkal, aux côtés de ses deux frères. Il participe notamment à l'opération de libération d'otages du vol Sabena 571 (1972), où il est blessé.
Il part ensuite étudier aux États-Unis, au MIT, où il obtient une licence d'architecture en 1975 puis un master de gestion en 1976, avant de suivre des cours à Harvard.
Le 4 juillet 1976, alors qu'il poursuit ses études, son frère aîné Yonatan, qui a entretemps pris le commandement de la Sayeret Matkal, est tué en menant le raid israélien sur Entebbe, en Ouganda, qui libère les otages d'un avion d'Air France détourné. Il est le seul soldat israélien mort dans l'opération. Cette perte marque durablement Netanyahou, qui fonde en 1979 l'Institut Jonathan, consacré à la lutte contre le terrorisme, en mémoire de son frère.
Diplomatie et entrée en politique
Il travaille ensuite au Boston Consulting Group (1976-1978), avant de rentrer au service de l'État d'Israël. Il occupe d'abord des postes diplomatiques à Washington (1982-1984), puis devient ambassadeur d'Israël à l'ONU (1984-1988).
De retour en Israël, il est élu président du Likoud en mars 1993.
Mandats de Premier ministre
Il exerce un premier mandat de Premier ministre de juin 1996 à juillet 1999.
Battu par Ehud Barak aux élections du 17 mai 1999, il démissionne de la direction du Likoud. Il en reprend la présidence en décembre 2005, après le départ d'Ariel Sharon, qui fonde le parti Kadima.
Il exerce ensuite un second mandat de mars 2009 à juin 2021, soit douze ans, un record en Israël. Il entame un troisième mandat en décembre 2022, qu'il exerce toujours.
Depuis mai 2020, il est jugé dans un procès qui porte sur 3 affaires distinctes, pour corruption, fraude et abus de confiance. Il conteste les accusations.
Entre janvier et juillet 2023, son gouvernement porte une réforme judiciaire controversée, provoquant des mois de manifestations de masse.
Depuis le 7 octobre 2023
Le 7 octobre 2023, le Hamas lance une attaque massive contre Israël, tuant environ 1 200 personnes et prenant 251 personnes en otage. Israël riposte en lançant une opération militaire dans la bande de Gaza, tandis que le Hezbollah ouvre dès le lendemain un front au nord d'Israël.
Dans les mois qui suivent, les combats se poursuivent à Gaza et les affrontements entre Israël et le Hezbollah s'intensifient à la frontière avec le Liban.
En septembre 2024, Netanyahou change de stratégie face au Hezbollah. Des milliers de bipeurs explosent au Liban, dans le cadre d'une opération dont il revendique ensuite la décision. Une frappe israélienne tue le 27 septembre le chef du mouvement, Hassan Nasrallah.
Netanyahou engage ensuite deux campagnes militaires contre l'Iran : la « guerre des douze jours » en juin 2025, puis une seconde campagne lancée fin février 2026, au cours de laquelle le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est tué.
Depuis le début de la guerre, Netanyahou fait face à de vives critiques concernant les défaillances sécuritaires du 7 octobre, la conduite de la guerre à Gaza et au Liban, ainsi que sa gestion des négociations visant à obtenir la libération des otages.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale émet un mandat d'arrêt à son encontre pour crimes de guerre. Israël, qui n'a pas ratifié le traité de Rome, conteste la compétence de la Cour.
Netanyahou se présente à la tête du Likoud aux élections législatives du 27 octobre 2026. Ce scrutin marque, pour la première fois depuis 1988, la fin d'une législature israélienne ayant accompli un mandat complet de quatre ans.
En 2020, il signe les accords d'Abraham, normalisant les relations diplomatiques d'Israël avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.
Le Soudan annonce à son tour une normalisation avec Israël en octobre 2020, mais cet accord n'a jamais été formellement mis en œuvre : aucune ambassade n'a été ouverte, et la guerre civile qui touche le Soudan depuis 2023 a gelé le processus.
Il s'agit malgré tout de la première vague de normalisation arabo-israélienne depuis les accords avec l'Égypte (1979) et la Jordanie (1994).
Depuis mai 2020, Benjamin Netanyahu est jugé dans un procès qui porte sur 3 affaires distinctes, connues comme l'« affaire 1000 », l'« affaire 2000 » et l'« affaire 4000 ». Il est poursuivi pour fraude et abus de confiance, et pour corruption dans l'affaire 4000.
Il conteste l'ensemble des charges.
Son témoignage, entamé en décembre 2024, s'est achevé le 24 juin 2026 après 98 audiences. Le procès est depuis entré dans sa phase de réinterrogatoire, sans calendrier fixé pour un verdict.
À l'issue de ce témoignage, en juin 2026, les juges ont recommandé de nouveau à l'accusation d'abandonner le chef de corruption de l'affaire 4000. Ils estiment qu'il serait difficile à prouver et qu'il prolongerait le procès. Ils avaient déjà fait la même recommandation en juin 2023, et l'accusation l'avait alors refusée. Cette recommandation ne concerne pas les chefs d'abus de confiance, qui restent maintenus.
Il a par ailleurs déposé une demande de grâce présidentielle en novembre 2025. Le président Herzog a différé sa décision et privilégie une médiation en vue d'un accord de plaider-coupable. À la mi-septembre 2026, la demande restait sans décision, et Netanyahou n'avait pas encore répondu à la proposition de médiation.
Le 7 octobre 2023, le Hamas attaque le sud d'Israël depuis Gaza, tuant environ 1 200 personnes et prenant 251 personnes en otage. Netanyahou annonce dès ce jour que le pays est en guerre. Le lendemain, le cabinet de sécurité de son gouvernement adopte la décision officielle et fixe le début du conflit au 7 octobre à 6 h 00.
Le 10 octobre 2025, un cessez-le-feu entre en vigueur à Gaza. Le gouvernement a approuvé la première phase du plan du président américain Donald Trump. Cette phase prévoit l'arrêt des combats, un retrait partiel de l'armée israélienne et la libération des otages, en échange de prisonniers palestiniens.
Les derniers otages vivants sont libérés le 13 octobre 2025. La dépouille du dernier otage, Ran Gvili, est rapatriée en Israël le 26 janvier 2026. Plus aucun otage n'est alors détenu à Gaza.
La deuxième phase du plan prévoit le désarmement du Hamas. Fin juillet 2026, le Hamas accepte une feuille de route de désarmement en échange d'un retrait israélien. Israël ne l'avait pas confirmée à cette date.
Netanyahou est critiqué pour l'échec de son gouvernement à anticiper l'attaque. En novembre 2025, le gouvernement choisit de créer sa propre commission d'enquête plutôt qu'une commission étatique indépendante. L'opposition et des familles de victimes critiquent ce choix. Elles y voient une tentative d'éviter l'examen de la responsabilité du Premier ministre. Netanyahou conteste cette lecture.
Un projet de loi visant à ancrer cette commission dans la loi passe une première lecture à la Knesset le 6 juillet 2026, l'opposition boycottant le vote. La Cour suprême, saisie par des requêtes réclamant une commission étatique, renvoie sa décision à l'après-élection, avec un délai fixé au 15 janvier 2027.
À partir du 8 octobre 2023, le Hezbollah ouvre un front depuis le Liban en soutien au Hamas.
Netanyahou maintient jusqu'à l'été 2024 une stratégie de frappes limitées en réponse, sans offensive de grande ampleur, pendant que l'escalade déplace environ 60 000 Israéliens du nord du pays.
En septembre 2024, son gouvernement bascule vers une action plus large : les 17 et 18 septembre, des milliers de bipeurs puis de talkies-walkies du Hezbollah explosent simultanément au Liban, dans une opération d'abord non revendiquée officiellement ; Netanyahou s'en attribue personnellement la décision le 10 novembre 2024, dans une déclaration perçue comme une pique envers son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, limogé quelques jours plus tôt.
Le 27 septembre 2024, son gouvernement mène une frappe massive sur le quartier général souterrain du Hezbollah à Beyrouth, tuant son chef Hassan Nasrallah.
Il lance ensuite une offensive terrestre au Liban-Sud à partir du 1er octobre 2024.
Son gouvernement accepte le 27 novembre 2024 un cessez-le-feu négocié par les États-Unis et la France, prévoyant le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani et celui d'Israël du Liban-Sud.
Le 4 février 2025, lors de sa première visite à la Maison Blanche sous la nouvelle présidence Trump, il offre à ce dernier un bipeur plaqué or ; son bureau le présente comme symbole de « la décision du Premier ministre qui a marqué un tournant dans la guerre » contre le Hezbollah.
Il autorise tout au long de 2025 des frappes répétées qu'il présente comme des mesures d'application de l'accord, et que le Liban qualifie de violations.
Début mars 2026, il relance une offensive plus large, invoquant les frappes contre l'Iran et des violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah ; une nouvelle offensive terrestre débute à la mi-mars.
Le 8 avril 2026, son gouvernement mène sa plus vaste opération de cette phase, frappant plus de 100 cibles.
De nouveaux cessez-le-feu sont annoncés en avril puis en juin 2026 sous son autorité, mais restent largement inappliqués : début octobre 2026, Israël occupe toujours plusieurs dizaines de villages libanais le long de sa « ligne jaune », les frappes se poursuivent, et le Hezbollah ne s'est pas désarmé.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI), un tribunal international installé à La Haye, émet des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahou et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Elle les soupçonne de crimes de guerre à Gaza, dont l'utilisation de la famine comme méthode de guerre, et de crimes contre l'humanité.
Israël n'a pas ratifié le traité de Rome, le traité qui a créé la CPI. Il conteste donc son autorité sur ses citoyens et rejette ces accusations. La Cour a maintenu les mandats malgré les recours d'Israël.
Le procureur de la CPI, Karim Khan, qui avait demandé ces mandats, a été visé par des accusations de comportement sexuel inapproprié de la part d'une collaboratrice. Il s'est mis en retrait en mai 2025. Les États membres de la Cour l'ont ensuite destitué pour faute grave le 24 juillet 2026, par 82 voix sur 125. Il nie les accusations et conteste cette décision.
Netanyahou a salué cette destitution. Selon lui, Karim Khan a engagé ces poursuites pour détourner l'attention de ses propres fautes présumées.
Cette destitution ne supprime pas les mandats, que seuls les juges de la Cour peuvent retirer. Un nouveau procureur doit être désigné.
Le 8 décembre 2024, une coalition de rebelles dirigée par Ahmed al-Charaa (Hay'at Tahrir al-Cham, HTS) prend Damas et renverse Bachar al-Assad.
Netanyahou ordonne dans les jours qui suivent une campagne de frappes aériennes qui détruit une grande partie des capacités militaires syriennes (marine, défense antiaérienne, dépôts d'armes), pour empêcher qu'elles ne tombent entre les mains de groupes islamistes.
Il fait également prendre position à Tsahal dans la zone tampon de l'ONU sur le Golan, au-delà de la ligne de démarcation issue de 1973, présentée comme une mesure défensive temporaire.
Tout au long de 2025, il poursuit cette ligne : frappes répétées, extension de la présence militaire dans la zone tampon, et revendication d'une zone démilitarisée entre le Golan et Damas, malgré les protestations syriennes et internationales.
En juillet 2025, des combats meurtriers éclatent dans la province druze de Soueida entre milices druzes et tribus bédouines, rejointes par des forces gouvernementales syriennes ; selon une commission d'enquête de l'ONU, ces violences font plus de 1 700 morts, en majorité druzes, et environ 200 000 déplacés. Netanyahou ordonne alors, les 15 et 16 juillet 2025, des frappes sur un convoi militaire syrien en route vers Soueida puis sur le ministère de la Défense syrien à Damas, présentant Israël comme le protecteur des Druzes, qu'il qualifie de « frères d'armes » de la communauté druze israélienne ; un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre en vigueur le 18 juillet. Cette intervention met Netanyahou en friction ouverte avec l'administration Trump, qui cherchait à ménager le nouveau pouvoir syrien : le secrétaire d'État Marco Rubio déclare alors être « très préoccupé » par les frappes israéliennes et appelle à leur arrêt immédiat.
Son gouvernement engage en parallèle des discussions sécuritaires directes avec Damas, facilitées par les États-Unis à partir de 2025, qui progressent jusqu'à un accord-cadre presque abouti à l'automne portant sur l'arrêt des frappes, un retrait du sud de la Syrie et des garanties pour la communauté druze.
Les pourparlers s'arrêtent en novembre 2025 : la Syrie exige qu'Israël se retire intégralement des zones du sud syrien qu'il occupe depuis la chute d'Assad.
En novembre 2025, une rencontre entre Ahmed al-Charaa et Donald Trump à Washington relance l'hypothèse d'une adhésion de la Syrie aux accords d'Abraham.
Fin septembre 2026, al-Charaa affirme que les discussions avaient atteint environ 90 % d'accord avant qu'Israël ne s'en retire ; aucun accord de sécurité ni normalisation n'est signé début octobre 2026.
Netanyahou fait du programme nucléaire iranien une priorité de longue date de sa politique étrangère. Il s'en prend publiquement à l'ONU dès septembre 2012, brandissant devant l'Assemblée générale un schéma de bombe dessiné à la main pour fixer une « ligne rouge » sur l'enrichissement iranien.
Il s'oppose ensuite frontalement à l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) de 2015, allant jusqu'à s'exprimer devant le Congrès américain en mars 2015, à l'invitation des républicains et contre l'avis de l'administration Obama, pour avertir que l'accord ouvrirait la voie iranienne à la bombe plutôt que de la bloquer.
En avril 2018, il dévoile publiquement ce que le Mossad présente comme les archives du programme nucléaire militaire iranien secret, surnommé « projet Amad » ; un mois plus tard, le 8 mai 2018, Donald Trump retire les États-Unis du JCPOA, une décision que Netanyahou réclamait depuis longtemps.
Le dossier s'envenime en 2024 et 2025 : l'Agence internationale de l'énergie atomique signale une accumulation croissante d'uranium enrichi à 60 %, un niveau proche du seuil militaire, atteignant environ 441 kg au printemps 2025. Netanyahou s'appuie sur cette évaluation, jugée par le renseignement israélien plus alarmante que par les agences américaines, pour engager la campagne militaire contre le programme nucléaire iranien.
Entre 2025 et 2026, il mène ainsi deux campagnes militaires majeures contre l'Iran.
La première, dite « guerre des douze jours », a lieu en juin 2025 : il ordonne des frappes sur les sites nucléaires de Natanz et Ispahan ainsi que sur des cibles militaires iraniennes, l'Iran réplique par des tirs de missiles sur Tel-Aviv, les États-Unis frappent le site souterrain de Fordow hors de portée de l'aviation israélienne, puis un cessez-le-feu est conclu le 24 juin 2025.
Il lance une seconde campagne, plus large, fin février 2026, avec des frappes israélo-américaines coordonnées ; le guide suprême iranien Ali Khamenei est tué lors de ces frappes et son fils, Mojtaba Khamenei, lui succède le 8 mars 2026.
Un cessez-le-feu est conclu le 8 avril 2026, mais la situation reste tendue : l'Iran maintient une pression sur le détroit d'Ormuz, les États-Unis imposent un blocus naval sur certains ports iraniens, et Donald Trump rejette fin septembre 2026 une offre iranienne de médiation qatarie, tout en envisageant de nouvelles frappes.
Depuis fin février 2026, l'Iran a cessé toute coopération avec l'AIEA et interdit l'accès à une vingtaine de sites déclarés, rendant incertaine l'ampleur réelle du programme restant. En septembre 2026, Netanyahou indique aux Émirats arabes unis que le renseignement israélien observe une reprise de travaux sur un site surnommé « Pickaxe Mountain », sans toutefois confirmer une reprise de l'enrichissement.
La relation entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump traverse les deux mandats du président américain. Elle se renforce encore sous le second.
Le premier mandat (2017-2021)
Sous le premier mandat de Trump, l'administration américaine reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël et y transfère son ambassade en 2018. Elle reconnaît la souveraineté israélienne sur le Golan en 2019 et se retire de l'accord sur le nucléaire iranien, une demande de longue date de Netanyahou. Elle parraine aussi les accords d'Abraham en 2020.
Le second mandat (depuis 2025)
Netanyahou est le premier dirigeant étranger reçu par Trump à la Maison-Blanche après sa réélection, le 4 février 2025.
Gaza
Gaza devient un dossier central dans la relation entre les deux dirigeants. Le 29 septembre 2025, Trump présente à la Maison-Blanche un plan en plusieurs étapes pour mettre fin à la guerre, prévoyant notamment la libération des otages, un cessez-le-feu et une nouvelle gouvernance de Gaza. Netanyahou approuve le plan, qui conduit à un cessez-le-feu le 10 octobre 2025.
Iran
L'Iran devient également un dossier central dans la relation entre les deux dirigeants. En juin 2025, les États-Unis soutiennent Israël dans sa confrontation avec l'Iran. Le 28 février 2026, les deux pays lancent une opération militaire conjointe contre l'Iran, au cours de laquelle Ali Khamenei est tué.
Le procès de Netanyahou
Le procès de Netanyahou devient également un sujet entre les deux dirigeants. En novembre 2025, Trump écrit au président Isaac Herzog pour lui demander de gracier Netanyahou. En avril 2026, Herzog propose une médiation entre l'équipe juridique de Netanyahou et la procureure générale. À la mi-septembre 2026, aucune décision n'a encore été prise concernant la demande de grâce.
Des désaccords publics
Cette proximité n'empêche pas des désaccords publics.
Le 24 juin 2025, après une violation iranienne du cessez-le-feu, Israël prépare une frappe de représailles sur Téhéran. Trump critique publiquement les deux camps et exige l'arrêt de l'opération. Après un appel avec lui, Netanyahou réduit la riposte à une seule cible, un radar situé hors de la ville.
Le 13 décembre 2025, une frappe israélienne à Gaza tue Raed Saad, adjoint du chef de la branche armée du Hamas. Selon Axios, qui cite des responsables américains, Israël n'a ni prévenu ni consulté Washington au préalable. La Maison Blanche adresse un message ferme à Netanyahou, qu'un responsable israélien décrit comme plus mesuré.
Le 9 juin 2026, après des frappes israéliennes sur Beyrouth et une riposte iranienne, Trump avertit publiquement Netanyahou qu'il pourrait bientôt se retrouver seul.
Introduction et biographie
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Procès pénal
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- Times of Israel Heeding Herzog, AG okays unconditional talks for plea deal in Netanyahu's graft trialEN · 4 mai 2026
- VINnews For The 2nd Time, Netanyahu's Judges Urge Prosecution To Drop Bribery ChargesEN · 30 juin 2026
- All Israel News Judges recommend dropping Netanyahu's bribery charge as trial testimony ends after 18 monthsEN · 30 juin 2026
- Times of Israel Ministers, coalition MKs push pardon for PM after judges urge dropping of key chargeEN · 30 juin 2026
7 octobre 2023 et la guerre à Gaza
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- Times of Israel All of them are home now: Body of last hostage Ran Gvili found in Gaza, returned to IsraelEN · 26 janvier 2026
- Arab News Israel parliament advances bill for inquiry into Oct 7 failuresEN · 6 juillet 2026
- Al Jazeera Gaza Board of Peace announces Hamas disarmament agreement: What we knowEN · 31 juillet 2026
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La Cour pénale internationale
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- Al Jazeera ICC prosecutor Karim Khan removed over 'political' sex abuse claimsEN · 24 juillet 2026
- Human Rights Watch International Criminal Court Prosecutor RemovedEN · 24 juillet 2026
- JusticeInfo Netanyahu revels in removal of 'con job' ICC prosecutorEN · 26 juillet 2026
- JusticeInfo ICC: Karim Khan removed – what next?EN · 27 juillet 2026
Relation avec Donald Trump
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- NPR Trump announces his plan to end war between Israel and HamasEN · 29 septembre 2025
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- Axios Scoop: White House scolded Netanyahu for violating Gaza ceasefire with strikeEN · 15 décembre 2025
- Council on Foreign Relations A Guide to the Gaza Peace DealEN · 24 février 2026
- NPR Iran's supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, has been killedEN · 28 février 2026
- Times of Israel Rebuffing Netanyahu's pardon request, at least for now, Herzog calls for new plea deal talksEN · 26 avril 2026
- Al Jazeera Trump warns Netanyahu: 'You'll be on your own' if attacks on Iran continueEN · 9 juin 2026
- Britannica 2026 Iran warEN