
Avi Maoz
Fondateur du parti Noam en 2019, Avi Maoz a dirigé de 2022 à 2025 l'Autorité de l'identité juive nationale, une structure gouvernementale dotée d'un budget de 120 à 165 millions de shekels. Son parti, rebaptisé Noam pour Israël en 2026, défend l'autorité du Grand Rabbinat et s'oppose aux droits LGBT.
- Idéologie
- Droite religieuse-nationaliste radicale, conservatrice sur le plan social
- Fonction actuelle
- Président du parti Noam pour Israël
- Né le
- 6 juillet 1956Haïfa
Ce qu'il faut retenir
- 01
Fondateur en 2019 du parti Noam, sur une ligne religieuse-nationaliste radicale et conservatrice sur le plan social.
- 02
A dirigé de 2022 à 2025 l'Autorité de l'identité juive nationale, dotée d'un budget de 120 à 165 millions de shekels.
- 03
Démissionne définitivement du gouvernement en 2025, dénonçant un « État profond » dans les ministères de la Justice et de l'Éducation.
- 04
Parti rebaptisé Noam pour Israël en 2026, recrutant notamment Eliyahou Libman, père d'un otage tué le 7 octobre 2023.
- 05
Conduit la liste indépendante Noam pour Israël aux élections du 27 octobre 2026 et refuse de se retirer (octobre 2026).
Sujets de controverse
A qualifié en décembre 2022 la marche des fiertés de Jérusalem d'« abomination de promiscuité », déclaration à laquelle Netanyahou a répondu en promettant le maintien du statu quo sur les droits LGBT.
Né Avigdor Fischheimer le 6 juillet 1956 dans le quartier de Kiryat Shmuel à Haïfa, de parents survivants de la Shoah, Avi Maoz sert dans Tsahal à partir de 1975 et cofonde en 1977 l'implantation de Migdal Oz dans le Goush Etzion, dont il devient secrétaire de kibboutz. Il étudie en yeshiva de 1980 à 1991, dans la mouvance religieuse-nationaliste du rabbin Zvi Tau. Sa carrière avant la Knesset se déroule dans l'administration publique : directeur au ministère de l'Intérieur sous Natan Sharansky (1999), directeur au ministère de la Construction et du Logement sous Effi Eitam, puis directeur général de Yisrael BaAliyah.
Il fonde le parti Noam le 15 juillet 2019, estimant que les partis de droite existants n'accordent pas assez de poids aux « valeurs juives traditionnelles ». Il entre à la Knesset en 6e position sur la liste commune Sionisme religieux-Otzma Yehudit en 2021 (six sièges), reconduit en 2022. Cette liste commune se scinde en trois factions le 20 novembre 2022.
Dans le cadre de l'accord de coalition signé le 27 novembre 2022, il devient vice-ministre au sein du Bureau du Premier ministre, chargé de la nouvelle Autorité de l'identité juive nationale, dotée d'un budget fixé à 120 millions de shekels en 2023 puis 165 millions en 2024. Il démissionne une première fois le 27 février 2023 pour non-respect d'engagements de coalition, puis revient en mai 2023 à la tête de l'Autorité. Il démissionne de nouveau le 24 mars 2025, dénonçant un « État profond » qu'il accuse d'avoir « pris le contrôle des ministères de la Justice et de l'Éducation » pour y imposer une vision « hyper-progressiste et anti-juive ». Le 16 juillet 2025, il se déclare formellement hors de la coalition.
Le 1er décembre 2022, il avait qualifié la marche des fiertés de Jérusalem d'« abomination de promiscuité », promettant de l'annuler, une déclaration à laquelle Netanyahou avait publiquement répondu en promettant qu'aucun changement ne serait apporté au statu quo sur les droits LGBT. En 2026, son parti, rebaptisé Noam pour Israël, recrute notamment Eliyahou Libman, père d'un otage tué le 7 octobre 2023.
Dans le cadre de l'accord de coalition de novembre 2022, Maoz obtient la création d'une nouvelle Autorité de l'identité juive nationale, avec une promesse initiale de 20 postes et 440 millions de shekels sur ses deux premières années. Le gouvernement fixe ensuite le budget annuel de l'Autorité à 120 millions de shekels pour 2023 puis 165 millions pour 2024, soit 285 millions au total sur les deux années.
Il démissionne une première fois le 27 février 2023, estimant que le programme d'identité nationale juive promis dans l'accord de coalition ne lui serait pas réellement confié. Il revient trois mois plus tard, en mai 2023, après avoir obtenu l'autorité de superviser les prestataires éducatifs dans les écoles publiques.
Il démissionne définitivement le 24 mars 2025, dénonçant un « État profond » qu'il accuse d'avoir pris le contrôle des ministères de la Justice et de l'Éducation. Il reproche concrètement au ministère de l'Éducation d'avoir cessé de collaborer avec son bureau, l'absence de budget supplémentaire pour les écoles nationales-religieuses, et plus largement le non-respect des clauses de son accord de coalition, qui le laissait selon lui « vice-ministre de nom seulement ». Le 16 juillet 2025, il se déclare formellement hors de la coalition.