Noam pour Israël est la frange la plus conservatrice du sionisme religieux, née en 2019 d'une scission avec des partis jugés insuffisamment engagés sur les priorités du rabbin Zvi Thau (yeshiva Har Hamor), visé depuis 2022 par des accusations publiques de viol émanant de plusieurs femmes, avec une enquête policière ouverte.
Ses priorités : opposition frontale aux droits LGBT, statu quo religieux strict (Chabbat, cacherout, conversion orthodoxe), autorité renforcée du Grand Rabbinat, restriction de la Loi du Retour aux seules conversions orthodoxes, et limitation du pouvoir de la Cour suprême par une clause de dérogation.
À un seul siège, le parti a mené ce combat depuis l'intérieur d'un gouvernement de droite (poste ministériel dédié de janvier 2023 à mars 2025) plutôt que depuis une position d'opposition marginale.
Sur le plan religieuxDétails Restreindre la Loi du retourNoam veut exclure de la Loi du retour les petits-enfants non juifs de Juifs.
En résumé
Noam veut définir l'identité juive selon la loi juive orthodoxe et renforcer le . Vice-ministre de 2023 à 2025, Avi Maoz a demandé l'interdiction de la Marche des fiertés de Jérusalem.
Ce que propose Noam pour Israël
Exclure les petits-enfants non juifs de Juifs de la Loi du retour.
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Noam affirme qu'Israël n'est pas un « État client » des États-Unis et doit décider seul quand combattre ; Avi Maoz déclare que le président américain « ne dit pas à Israël quand se battre ».
ח"כ מעוז לערוץ 7: טראמפ פותח דלת למדינה פלסטינית (Arutz 7) · 20 oct. 2025 · source ↗✕ Contre
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Noam s'oppose à un cessez-le-feu qui laisse le Hamas armé : Avi Maoz demande de reprendre la guerre jusqu'à la « défaite décisive » du Hamas et défend le désarmement de Gaza.
ח"כ מעוז לערוץ 7: טראמפ פותח דלת למדינה פלסטינית (Arutz 7) · 20 oct. 2025 · source ↗
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Sa position : Une action militaire contre les sites nucléaires iraniens
Position déduite : Noam appelle à « affronter » la menace nucléaire iranienne et refuse que Washington décide quand Israël combat, mais aucune déclaration précise d'Avi Maoz sur le choix entre frappe, sanctions ou accord n'a été trouvée.
Avi Maoz à la tribune de la Knesset avant la rencontre Netanyahou-Trump (JDN) · 23 déc. 2025 · source ↗
Sources : Fourchette calculée à partir de 3 instituts entre le 4 et le 16 octobre 2026. Maariv/Lazar Research le place à 0 sièges. N12/Midgam et Kan 11/Kantar le placent sous le seuil électoral. Le détail complet par institut est disponible dans l'encart sondages de la fiche.
Noam pour Israël est la frange la plus conservatrice du sionisme religieux, née en 2019 d'une scission avec des partis jugés insuffisamment engagés sur les priorités du rabbin Zvi Thau (yeshiva Har Hamor), visé depuis 2022 par des accusations publiques de viol émanant de plusieurs femmes, avec une enquête policière ouverte.
Ses priorités : opposition frontale aux droits LGBT, statu quo religieux strict (Chabbat, cacherout, conversion orthodoxe), autorité renforcée du Grand Rabbinat, restriction de la Loi du Retour aux seules conversions orthodoxes, et limitation du pouvoir de la Cour suprême par une clause de dérogation.
À un seul siège, le parti a mené ce combat depuis l'intérieur d'un gouvernement de droite (poste ministériel dédié de janvier 2023 à mars 2025) plutôt que depuis une position d'opposition marginale.
Avant de voter
Ce qu'il faut savoir sur les positionsde ce parti avant de voter
Voter pour Noam, c'est voter pour le parti le plus engagé sur les questions de société du bloc religieux-nationaliste, avec un bilan concret plutôt que seulement programmatique.
Sur le bilan ministériel :
En poste ministériel (janvier 2023-mars 2025), Avi Maoz a appelé à l'interdiction de la Marche des fiertés de Jérusalem et a demandé la suppression immédiate du poste de conseillère à l'égalité des genres auprès du chef d'état-major de Tsahal.
Sur le statu quo religieux :
Le parti porte le renforcement du Grand Rabbinat, une politique de conversion strictement orthodoxe, et le maintien du Chabbat comme jour de repos public - des positions constantes depuis sa création.
Sur l'immigration et l'identité juive :
Le parti porte une restriction concrète de la Loi du Retour pour exclure les petits-enfants non-juifs de Juifs et ne reconnaître que les conversions orthodoxes - une position appuyée par un projet de loi réel déposé en 2025, pas seulement une déclaration d'intention.
Sur la justice :
Avi Maoz a fait de l'adoption d'une clause de dérogation une condition préalable à toute participation à un futur gouvernement, l'engageant avant même la formation de ce gouvernement - l'une des lignes les plus dures sur cet axe parmi tous les partis audités.
Sur l'incertitude électorale :
Un vote pour Noam reste un vote à l'issue incertaine : à un seul siège et sans qu'il soit assuré de franchir seul le seuil électoral, le parti a finalement déposé sa propre liste le 8 septembre 2026, sans rejoindre le bloc Sionisme religieux-Zehut - une question de survie électorale qui pèse autant que son programme.
Positions clés
Sécurité et défense nationale
Noam affirme qu'Israël n'est pas un « État client » des États-Unis et doit décider seul quand combattre ; Avi Maoz déclare que le président américain « ne dit pas à Israël quand se battre ».
Conflit israélo-palestinien
Noam refuse de confier Gaza à des acteurs internationaux et veut qu'Israël garde le contrôle sécuritaire et politique de la bande, avec implantation, souveraineté et encouragement de l'« émigration volontaire ».
Territoires et implantations
Noam porte une loi appliquant la souveraineté israélienne à l'ensemble de la Judée-Samarie/Cisjordanie, adoptée en lecture préliminaire en octobre 2025 malgré l'opposition du Premier ministre.
Service militaire et société harédie
Noam veut une hausse progressive du recrutement harédi, uniquement par accord avec les grands rabbins et les chefs de yeshivot, tout en protégeant ceux qui étudient la Torah ; Avi Maoz refuse toute contrainte et répète que « celui qui étudie la Torah ne sera pas enrôlé ».
Démocratie et institutions
Noam exige une réforme judiciaire complète avec une « clause dérogatoire » qui permet à la de rétablir une loi annulée, et en fait une condition pour entrer au gouvernement.
Droits individuels et société
Noam fait de l'opposition aux droits LGBT un objectif central et s'oppose à toute reconnaissance des couples de même sexe.
Histoire
Noam est fondé le 15 juillet 2019 par une frange particulièrement conservatrice du sionisme religieux. Si Avi Maoz en devient le dirigeant politique, l'inspiration idéologique et spirituelle du parti vient du rabbin Zvi Thau, de la yeshiva Har Hamor, qui juge les partis de droite existants insuffisamment engagés sur ses priorités : opposition aux droits LGBT, préservation du Shabbat et des procédures de conversion orthodoxe, contre ce qu'il qualifie de « destruction de la famille » et d'« agendas libéraux radicaux » dans les institutions publiques. Empêché de se présenter seul en 2019 après l'échec d'un accord électoral avec Otzma Yehudit, le parti rejoint en 2021 une liste commune avec Otzma Yehudit et le Sionisme religieux, où Maoz obtient un siège ; l'alliance à trois est reconduite en 2022 avec le même résultat. En novembre 2022, Noam se sépare du Sionisme religieux et conclut un accord de coalition avec le Likoud ; Maoz est nommé ministre adjoint au bureau du Premier ministre le 3 janvier 2023. Rebaptisé « Noam pour Israël » en juillet 2026, le parti a déposé sa propre liste le 8 septembre 2026, sans rejoindre le bloc Sionisme religieux-Zehut ; il n'est pas attendu au-dessus du seuil électoral.
Programme actuel
✓Le parti s'oppose au mariage civil et défend le maintien du Chabbat comme jour de repos public protégé.
✓Il propose de renforcer le Grand Rabbinat et les règles de conversion orthodoxe.
✓Il propose de modifier la Loi du Retour pour en exclure les petits-enfants non-juifs.
✓Il soutient une clause de dérogation et la limitation du pouvoir de la Cour suprême.
✓Il propose de renforcer le caractère juif de l'ensemble des institutions publiques.
Promesses et bilan
Avi Maoz a occupé, de janvier 2023 à mars 2025 (avec une interruption de quelques mois en 2023), un poste ministériel dédié à son autorité d'identité juive, dotée d'un budget public. Il s'agit d'un engagement concrètement obtenu et documenté.
Liste des candidats (5)
2 femmes3 hommes
Positions documentées
Sécurité et défense nationale3 positions+
Israël devrait pouvoir lancer une attaque préventive contre un pays ou un groupe qui le menace, même sans le soutien de ses alliés.
Noam affirme qu'Israël n'est pas un « État client » des États-Unis et doit décider seul quand combattre ; Avi Maoz déclare que le président américain « ne dit pas à Israël quand se battre ».
Israël devrait accepter un cessez-le-feu de longue durée à Gaza, même si le Hamas n’est pas entièrement désarmé.
Noam s'oppose à un cessez-le-feu qui laisse le Hamas armé : Avi Maoz demande de reprendre la guerre jusqu'à la « défaite décisive » du Hamas et défend le désarmement de Gaza.
Face au programme nucléaire de l’Iran, quelle approche Israël devrait-il privilégier ?
Position déduite : Noam appelle à « affronter » la menace nucléaire iranienne et refuse que Washington décide quand Israël combat, mais aucune déclaration précise d'Avi Maoz sur le choix entre frappe, sanctions ou accord n'a été trouvée.
Noam refuse de confier Gaza à des acteurs internationaux et veut qu'Israël garde le contrôle sécuritaire et politique de la bande, avec implantation, souveraineté et encouragement de l'« émigration volontaire ».
Pour parvenir à un accord avec les Palestiniens, Israël devrait être prêt à céder une partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie.
Noam refuse toute cession territoriale et a fait voter en lecture préliminaire une loi appliquant la souveraineté israélienne à l'ensemble de la Judée-Samarie/Cisjordanie.
Israël devrait laisser entrer davantage d’aide humanitaire à Gaza, même si une partie risque d’être détournée par le Hamas.
Position déduite : Noam veut accentuer la pression sur le Hamas et la reprise des combats ; aucune déclaration d'Avi Maoz sur le volume de l'aide humanitaire n'a été trouvée.
Les implantations existantes en Judée-Samarie/Cisjordanie devraient pouvoir s’étendre.
Noam défend l'implantation comme condition de la sécurité et veut appliquer la souveraineté à toute la Judée-Samarie/Cisjordanie ; le soutien à l'extension des implantations découle de ces déclarations.
Sur quelle partie de la Judée-Samarie/Cisjordanie Israël devrait-il appliquer sa souveraineté ?
Noam porte une loi appliquant la souveraineté israélienne à l'ensemble de la Judée-Samarie/Cisjordanie, adoptée en lecture préliminaire en octobre 2025 malgré l'opposition du Premier ministre.
Que devrait faire Israël au sujet du service des étudiants de yeshiva ?
Noam veut une hausse progressive du recrutement harédi, uniquement par accord avec les grands rabbins et les chefs de yeshivot, tout en protégeant ceux qui étudient la Torah ; Avi Maoz refuse toute contrainte et répète que « celui qui étudie la Torah ne sera pas enrôlé ».
L’État devrait continuer à financer les institutions et services religieux comme il le fait aujourd’hui.
Noam défend le financement des institutions religieuses juives et un rôle accru du Grand-Rabbinat ; sa position sur les services religieux des autres communautés n'est pas documentée.
Une conversion au judaïsme réformée ou massorti, faite à l’étranger, devrait continuer à donner le droit de faire son .
Noam veut que seules les conversions orthodoxes ouvrent le droit à l'alya, et Avi Maoz souhaite aussi supprimer la « clause des petits-enfants » de la loi du retour.
Israël devrait autoriser le mariage civil, en plus du mariage religieux.
Noam veut renforcer l'autorité du Grand-Rabbinat sur la vie juive, ce qui exclut le mariage civil ; Avi Maoz a parlé en 2022 de faire du Grand-Rabbinat un « quatrième pouvoir ». Aucune déclaration récente propre au mariage civil n'a été trouvée.
La devrait-elle pouvoir annuler une loi votée par la Knesset ?
Noam exige une réforme judiciaire complète avec une « clause dérogatoire » qui permet à la Knesset de rétablir une loi annulée, et en fait une condition pour entrer au gouvernement.
L’enquête sur le 7 octobre devrait être confiée à une , dont les membres sont nommés par le président de la Cour suprême, plutôt qu’à une commission dont les membres sont choisis par la Knesset.
Noam rejette l'argument de la conseillère juridique du gouvernement selon lequel une commission d'enquête d'État serait nécessaire face à la Cour pénale internationale ; Avi Maoz critique fortement le système judiciaire et n'a pas soutenu une commission nommée par le président de la Cour suprême.
Identité juive et démocratique d’Israël2 positions+
Un parti arabe devrait pouvoir faire partie d’une gouvernementale.
Noam refuse toute participation d'un parti arabe au gouvernement : Avi Maoz veut « un gouvernement entièrement juif dans lequel Ra'am n'est pas partenaire » et s'engage en 2026 à ne siéger que dans un gouvernement du bloc de droite.
Que faudrait-il faire de la loi « État-nation » de 2018 ?
Position déduite : Noam fait de la protection du caractère juif de l'État un axe central de sa campagne ; aucune déclaration précise sur la loi « État-nation » n'a été trouvée.
Économie, protection sociale et services publics1 position+
Quelle serait la meilleure façon de faire baisser les prix en Israël ?
Position déduite : Avi Maoz s'oppose à la réforme laitière du budget 2026, qui ouvrait davantage le marché, mais Noam n'a pas présenté de programme sur la baisse des prix.
Les écoles harédies qui reçoivent de l’argent de l’État devraient être obligées d’enseigner les matières de base (maths, anglais, sciences), comme les autres écoles.
Position déduite : Noam défend le droit des familles à une éducation juive de leur choix, s'adresse aux électeurs harédis et réclame un financement égal sans discrimination entre secteurs ; aucune déclaration sur les matières de base n'a été trouvée.
Israël est un pays riche, complexe et en constante évolution.
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